Paul Seixas s’avance avec de grandes ambitions au départ du Tour de Lombardie, samedi 10 octobre 2026. Le jeune coureur français de Decathlon-CMA CGM veut effacer la déception des championnats du monde à Montréal, où il avait pris la quinzième place en raison de crampes dans le final.
Paul Seixas vise haut pour le dernier Monument de la saison
Le Tour de Lombardie marque le point final de la saison 2026 de Paul Seixas. Malgré sa quinzième place frustrante lors de la course en ligne des championnats du monde au Canada, le coureur de vingt ans aborde ce cinquième et dernier Monument de l’année avec un esprit conquérant selon les déclarations recueillies lors de la présentation des équipes à Bergame. Son équipe Decathlon-CMA CGM n’hésite d’ailleurs pas à en faire un favori légitime pour succéder au palmarès.
« Mes ambitions, je les fixe haut, je n’ai pas peur de le dire. Mes sensations sont toujours très bonnes. On verra demain, mais je n’ai pas peur de dire quand je pense que je peux être dans la bataille pour la victoire. »
Paul Seixas, leader de Decathlon-CMA CGM, via Le Figaro
L’athlète lyonnais retrouve une épreuve qu’il découvrait l’an passé avec une septième place remarquée à Bergame. Cette année, le parcours s’élance également de Bergame pour s’achever à Côme, inversant le sens traditionnel de la course.
La digestion des championnats du monde et la quête de rebond
Victime de crampes inattendues dans le final de la course, le jeune Français n’avait pas caché sa colère à l’arrivée, qualifiant sa performance de honte
en raison de ses ambitions initiales de titre mondial comme l’a rapporté L’Équipe, l’amertume des Mondiaux de Montréal ayant nécessité un temps de décompression.
Son entraîneur Alexandre Pacot et son directeur sportif Julien Jurdie ont cependant constaté sa faculté naturelle à tourner la page rapidement. Après un passage dans le Beaujolais où il a établi de nouveaux temps de référence sur l’application Strava, Seixas a retrouvé l’intégralité de ses moyens physiques et mentaux.
« Pour l’instant, on n’a pas su identifier un seul truc, peut-être un problème d’hydratation, en tout cas c’est mon avis. Il faut laisser sortir de la frustration. Sinon, ça reste en soi. Ça me fait passer à autre chose aussi. Je rumine pendant peut-être pendant une heure ou deux, après c’est terminé. »
Paul Seixas, via Le Figaro
Un plateau royal ouvert en l’absence de Tadej Pogacar
Pour la première fois depuis 2020, le Tour de Lombardie se disputera sans Tadej Pogacar. Cette absence notable redéfinit complètement la hiérarchie et ouvre le champ des possibles pour les puncheurs et les grimpeurs du peloton international.

D’autres clients sérieux comme Giulio Ciccone, Juan Ayuso et Enric Mas postulent également à la succession.
Le peloton de cette 120e édition intègre en outre de redoutables animateurs des courses d’un jour, tels que Tobias Halland Johannessen, Christian Scaroni, Quinn Simmons, Matthew Riccitello, ou encore Tom Pidcock et Egan Bernal. Fort de sa condition physique, le Lyonnais devra composer avec cette concurrence relevée sur un tracé exigeant.
La décision finale se jouera dans le Civiglio et de San Fermo della Battaglia
La décision finale de cette 120e édition se jouera dans les ultimes difficultés autour de Côme.
Pour s’imposer, Paul Seixas devra gérer un collectif adverse dense et tenter de s’isoler dans les pourcentages les plus sévères. Bien entouré par Tiesj Benoot, Matthew Riccitello, Jordan Labrosse et Nicolas Prodhomme, le coureur tricolore tentera d’inscrire son nom au palmarès d’un premier Monument, un objectif qu’il juge accessible au même titre que Liège-Bastogne-Liège, où il avait pris la deuxième place au mois d’avril derrière Tadej Pogacar.