Les populations d’Asie du Sud présentent des particularités en matière de diabète, liées à la fois à leur patrimoine génétique et aux facteurs liés à la migration, impactant ainsi leur prise en charge et leur qualité de vie, y compris au sein de la diaspora. Une approche plus personnalisée du diagnostic pourrait s’avérer nécessaire.
Selon Rohini Mathur, professeure et directrice de la science des données de santé à l’Université Queen Mary de Londres (QMUL) au Royaume-Uni, les personnes originaires d’Asie du Sud développent le diabète de manière distincte. « Une chose à propos des populations d’Asie du Sud est que nous avons une présentation très différente du diabète, en partie à cause de notre génétique, en partie à cause des pressions migratoires », explique-t-elle.
Ces facteurs influencent non seulement les parcours de soins et la qualité de vie sur le sous-continent indien, mais également au sein des communautés de la diaspora. Les critères de diagnostic actuels, comme ceux utilisés par le National Health Service (NHS) britannique, peuvent ne pas être adaptés à ces spécificités.
À titre d’exemple, Rohini Mathur souligne que les recommandations standard du NHS pour le diagnostic du diabète de type 2 reposent généralement sur un indice de masse corporelle (IMC) élevé et un âge avancé. Or, ces critères ne reflètent pas toujours la réalité des populations d’Asie du Sud, où le diabète peut se manifester à un IMC plus faible et à un âge plus précoce.
Les travaux de Mathur, qui s’étendent à des projets en Inde, en Thaïlande et au Royaume-Uni, mettent en évidence la nécessité d’une meilleure compréhension de ces différences pour améliorer la prévention et le traitement du diabète dans ces populations.
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