Home AffairesPétrole brut : la production russe reste stable en 2025

Pétrole brut : la production russe reste stable en 2025

by Amélie Bernard

La Russie prévoit de maintenir sa production pétrolière à un niveau stable pour l’année en cours, avant une légère augmentation d’ici 2026, malgré les divergences d’opinions sur l’équilibre mondial de l’offre et de la demande. Le vice-Premier ministre Alexander Novak a souligné la nécessité de nouveaux investissements pour accéder à des réserves plus difficiles à exploiter.

Selon Alexander Novak, la production russe devrait s’établir autour de 516 millions de tonnes cette année, soit environ 10,36 millions de barils par jour (sur la base d’un taux de conversion de 7,33 barils par tonne). Une hausse d’environ 2 % est anticipée en 2026, portant la production à 525 millions de tonnes, ce qui équivaut à 10,54 millions de barils par jour. Cette progression s’inscrit dans le cadre des prévisions de développement socio-économique du pays, a-t-il précisé.

À plus long terme, la production pourrait atteindre 540 millions de tonnes par an dans les cinq prochaines années, mais cela nécessitera des investissements significatifs, notamment pour l’exploitation de gisements situés dans des zones difficiles d’accès, comme le plateau arctique. « Nous nous dirigeons vers des réserves difficiles à récupérer, principalement sur le plateau arctique. Cela nécessite des coûts supplémentaires et des investissements appropriés. Par conséquent, nous poursuivrons nos efforts, notamment en préparant et en créant les conditions nécessaires pour stimuler les flux d’investissement dans ce secteur », a déclaré Novak.

Concernant le marché mondial, le vice-Premier ministre a affirmé que l’offre et la demande étaient actuellement équilibrées, une position partagée par les partenaires de la Russie au sein de l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés). Cette vision contraste avec celle de l’Agence internationale de l’énergie et d’autres agences de prévision, qui anticipent un excédent d’offre important d’ici 2026 et une demande inférieure aux attentes.

Les données récentes de Kpler indiquent que le volume de pétrole transporté par voie maritime a atteint son plus haut niveau depuis 2020, avec 1,3 milliard de barils. Cependant, les niveaux de stockage dans les Caraïbes et en Afrique du Sud sont faibles, et les réserves à Cushing, en Oklahoma, sont au plus bas depuis 2007. Ces signaux contradictoires suggèrent que la demande pourrait être plus forte que prévu, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix, en particulier compte tenu des tensions géopolitiques persistantes.

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