Publié le 19 octobre 2025 à 21h06. L’essor des énergies renouvelables permet déjà à de nombreux pays de réduire leur dépendance aux combustibles fossiles, avec des économies considérables, tandis que les populations des îles du Pacifique, menacées par le changement climatique, réclament des solutions migratoires adaptées.
- Les investissements dans les énergies renouvelables ont permis aux pays importateurs de combustibles fossiles d’économiser environ 1 300 milliards de dollars depuis 2010.
- Amnesty International appelle à la création de visas spécifiques pour les habitants des îles du Pacifique déplacés par les conséquences du réchauffement climatique.
- La tortue verte, grâce à des efforts de conservation soutenus, passe du statut d’espèce « en danger » à « préoccupation mineure » sur la Liste rouge de l’UICN.
La transition énergétique s’accélère à l’échelle mondiale, offrant des perspectives économiques significatives. Selon un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les pays qui ont investi dans les énergies renouvelables ont pu éviter d’importer 700 millions de tonnes de charbon et 400 milliards de mètres cubes de gaz naturel depuis 2010. Ces économies ont été particulièrement cruciales en 2022, où elles ont permis d’éviter une augmentation de plus de 500 milliards de dollars des factures d’importation.
L’AIE prévoit une croissance exponentielle de la capacité mondiale des énergies renouvelables, avec une augmentation de 4 600 gigawatts (GW) d’ici 2030. Fatih Birol, le directeur exécutif de l’AIE, souligne que « l’énergie solaire photovoltaïque est en passe de représenter environ 80 % de l’augmentation de la capacité renouvelable mondiale au cours des cinq prochaines années ». L’Inde se positionne comme le deuxième marché en croissance, et les prévisions pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont été revues à la hausse de 25 %, témoignant d’une dynamique globale de transition vers les énergies propres.
Parallèlement, la crise climatique continue de provoquer des déplacements de populations, notamment dans les petites îles du Pacifique. Amnesty International alerte sur la vulnérabilité de ces populations et plaide pour la mise en place de visas humanitaires spécifiques. Le rapport “Navigating Injustice” de l’organisation révèle que 90 % des habitants des îles du Pacifique vivent à moins de 5 km du littoral, et plus d’un quart à moins d’un kilomètre. Chaque année, jusqu’à 50 000 personnes pourraient être déplacées, et ce chiffre pourrait atteindre 1,7 million d’ici 2050.
Amnesty International critique l’insuffisance des systèmes d’immigration actuels, notamment en Nouvelle-Zélande, et appelle à des solutions plus inclusives.
« Les options de visa existantes proposées par le gouvernement laissent derrière elles trop de personnes – en particulier les personnes les plus à risque, comme les personnes handicapées, souffrant de problèmes de santé et les personnes âgées – mais un visa humanitaire fondé sur les droits permettra aux familles touchées de vivre dans la dignité, de reconstruire leur vie et de planifier un nouvel avenir. »
Amnesty International
Dans d’autres nouvelles, le rétablissement de la tortue verte est salué comme un succès majeur en matière de conservation. Roderic Mast, coprésident du groupe de spécialistes des tortues marines de la Commission de la survie des espèces de l’UICN, explique que « le rétablissement mondial en cours de la tortue verte est un exemple frappant de ce que la conservation mondiale coordonnée au fil des décennies peut réaliser pour stabiliser et même restaurer les populations d’espèces marines à longue durée de vie ». Cependant, des défis subsistent, notamment la démission du président du traité sur les plastiques des Nations Unies (ONU) suite à des négociations infructueuses en août. Une annonce officielle est attendue le 16 octobre.
Les océans de Nouvelle-Zélande se réchauffent également à un rythme alarmant, 34 % plus vite que la moyenne mondiale, menaçant des biens immobiliers d’une valeur de 104 milliards de dollars et d’autres infrastructures essentielles. Enfin, le prince William du Royaume-Uni s’apprête à annoncer les lauréats du prix Earthshot, qui récompense les initiatives innovantes en matière de protection de l’environnement, à Rio de Janeiro le mois prochain. La crise des crevettes contaminées au Césium-137 en Indonésie, ayant conduit au rappel de produits par Walmart, souligne également les risques liés à la pollution industrielle.
Le Forum économique mondial met en avant l’importance de la COP30 pour relancer les efforts en faveur d’une économie plus durable et résiliente, et propose 13 mesures pour accélérer la transition. Un nouveau rapport du Forum et de Frontiers identifie également 10 solutions technologiques émergentes, telles que la fermentation de précision et le béton vert, qui pourraient contribuer à relever les défis environnementaux actuels. Forum économique mondial
