Publié le 1er décembre 2025 à 16h18. Le bilan du méga-incendie qui a ravagé un complexe résidentiel à Hong Kong a atteint 151 morts, tandis que l’enquête se concentre sur des irrégularités dans les travaux de rénovation qui pourraient avoir favorisé la propagation des flammes.
- Le nombre de victimes s’élève désormais à 151, avec la découverte de cinq nouveaux corps lundi.
- Treize personnes ont été arrêtées dans le cadre d’une enquête criminelle pour homicide involontaire.
- Plus de 30 personnes sont toujours portées disparues.
L’incendie, qui a débuté mercredi dernier dans le complexe résidentiel de Wang Fuk, s’est propagé avec une rapidité extrême à sept des huit tours du complexe, où vivaient environ 4 600 habitants. Les pompiers ont déclaré l’incendie maîtrisé vendredi matin, mais les opérations de recherche et d’identification des victimes se poursuivent.
Selon le surintendant principal Karen Tsang Shuk-yin, responsable de l’unité d’enquête sur les victimes, 39 dépouilles n’ont pas encore pu être identifiées. Les équipes s’efforcent de retrouver les corps ou tout objet permettant de les identifier, afin de permettre aux familles de faire leur deuil.
« Nous espérons retrouver les défunts ou tout objet permettant de les identifier, afin que leurs proches puissent confirmer leur identité et leur dire au revoir. Mais certains corps ont été réduits en cendres. Nous ne pouvons pas exclure qu’en fin de compte, nous ne puissions pas récupérer les disparus. »
Karen Tsang Shuk-yin, surintendant principal de l’unité d’enquête sur les victimes
L’enquête, menée conjointement par la police de Hong Kong et la Commission indépendante contre la corruption (ICAC), met en lumière de graves lacunes dans les travaux de réhabilitation extérieure du bâtiment. Tout indique que les matériaux utilisés, notamment la mousse protectrice installée autour des fenêtres, ont contribué à alimenter les flammes et à empêcher une évacuation sécurisée des résidents.
Les treize personnes arrêtées sont liées au maître d’œuvre du projet, à des bureaux d’études en structure, à des sous-traitants spécialisés dans les échafaudages en bambou et à des entreprises chargées de la rénovation des façades. Les autorités précisent que d’autres arrestations ne sont pas exclues.
L’affaire soulève des questions sur le respect des normes de sécurité dans les chantiers de rénovation à Hong Kong. Les autorités ont promis de faire toute la lumière sur les circonstances de cette tragédie et de prendre les mesures nécessaires pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise. South China Morning Post a révélé que des filets de qualité inférieure avaient été utilisés sur le chantier.

