Mis à jour le 2024-11-08 08:00. Un attentat au couteau à bord d’un train près de Huntingdon, en Angleterre, a fait plusieurs blessés graves et a conduit à l’arrestation de deux suspects. Les forces de l’ordre enquêtent sur cet incident qualifié de « grave ».
- Dix personnes ont été transportées à l’hôpital, dont neuf avec des blessures potentiellement mortelles.
- Deux personnes ont été arrêtées par la police des transports britanniques.
- Le trafic ferroviaire a été interrompu sur l’ensemble du réseau de London North Eastern Railway (LNER).
Les faits se sont déroulés hier soir à bord d’un train en provenance de Doncaster et se dirigeant vers Londres. Les secours ont été alertés à 19h42 (heure locale) et ont rapidement déployé un important dispositif à Huntingdon, une ville située à une centaine de kilomètres au nord de Londres, dans le Cambridgeshire. Selon des témoignages recueillis par le journal The Times, des passagers ont décrit des scènes chaotiques, évoquant un individu armé d’un grand couteau et la présence de sang à bord du train. Certains passagers se sont réfugiés dans les toilettes pour se mettre à l’abri.
La police a qualifié l’attaque de « grave incident » et a lancé une enquête approfondie pour déterminer les circonstances exactes de l’agression et les motivations des auteurs. Pour l’heure, aucun détail supplémentaire sur l’arme utilisée n’a été divulgué.
La ministre britannique de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a exprimé son choc sur la plateforme X, appelant à la prudence et demandant au public d’éviter toute spéculation en attendant les résultats de l’enquête. Elle a publié un message sur le réseau social pour faire part de sa « profonde consternation » face à l’événement.
L’opérateur ferroviaire LNER a annoncé l’interruption du trafic sur l’ensemble de son réseau, affectant les liaisons vers l’est de l’Angleterre et l’Écosse, notamment les villes de Londres, Cambridge, York et Édimbourg. Les voyageurs sont invités à consulter les informations de trafic avant de se déplacer.
Cet incident intervient dans un contexte de recrudescence de la violence au couteau en Angleterre et au Pays de Galles. Selon les chiffres du gouvernement, ce type de criminalité a augmenté régulièrement depuis 2011. Le chef du parti travailliste, Keir Starmer, a dénoncé une « crise nationale » et a rappelé que près de 60 000 couteaux ont été « confisqués ou rendus » dans le cadre des efforts déployés par son parti pour réduire de moitié la criminalité au couteau d’ici à dix ans. Le port d’un couteau en public est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison.
« Mes pensées vont à toutes les personnes concernées et mes remerciements vont aux secouristes pour leurs efforts. »
Keir Starmer, chef du parti travailliste
(dpa/AFP)
