Publié le 9 novembre 2025 18:58:00. Un ancien cadre du parti libéral norvégien, Hans Jacob Huun Thomsen, lance une critique virulente de la politique d’immigration de son pays, appelant à un durcissement des règles et à une remise en question des principes fondamentaux de l’asile.
- Hans Jacob Huun Thomsen, conseiller chez Civita, dénonce le caractère naïf de la politique d’immigration libérale norvégienne.
- Il propose de traiter les demandes d’asile hors d’Europe, dans des pays tiers, et de réformer en profondeur le système d’asile actuel.
- Thomsen affirme que le Parti du Progrès (FRP) avait raison sur de nombreux aspects de la politique d’immigration et critique l’inaction de la gauche.
Oslo – Hans Jacob Huun Thomsen, représentant adjoint au Storting (parlement norvégien), ancien chef adjoint d’Unge Venstre (la jeunesse libérale) et aujourd’hui conseiller chez Civita, un think tank conservateur, a pris le parti de critiques sévères à l’égard de la politique d’immigration norvégienne. Il estime que l’approche actuelle est non seulement inefficace, mais aussi potentiellement nuisible à la société norvégienne.
Selon Thomsen, le système d’asile est au bord de l’effondrement et nécessite une refonte complète. Il préconise le traitement des demandes d’asile en dehors de l’Europe, dans des pays tiers, afin de décourager les migrations économiques et de concentrer l’aide sur les personnes véritablement vulnérables.
« Nous aidons un réfugié sur mille dans le monde – à un coût exorbitant. Les plus vulnérables ne reçoivent aucune aide, tandis que nous attirons ceux qui ont suffisamment de ressources pour payer les trafiquants d’êtres humains. C’est absurde. »
Hans Jacob Huun Thomsen, conseiller chez Civita
Thomsen s’inspire du cas des Pays-Bas, où le parti D66 a remporté les élections anticipées à l’automne dernier après avoir adopté une ligne plus ferme en matière d’immigration. Il estime que la Norvège, et plus largement la gauche, devrait tirer les leçons de cette expérience.
Il met en garde contre les risques liés à l’accueil de populations issues de cultures aux valeurs fondamentalement différentes, soulignant les défis que cela pose en termes de cohésion sociale et de respect des valeurs libérales. Il cite notamment les déclarations du chef de la police de Berlin, qui avait conseillé aux juifs et aux homosexuels de dissimuler leur identité dans certains quartiers arabes.
Thomsen critique également l’aveuglement de la gauche face à ces réalités. Il affirme que le Parti du Progrès (FRP), souvent qualifié d’extrême droite, avait raison sur de nombreux aspects de la politique d’immigration et que la gauche aurait dû l’écouter plus attentivement.
« Je l’admets volontiers : le FRP a eu raison sur une grande partie de la politique d’immigration. La gauche aurait dû écouter plus tôt. »
Hans Jacob Huun Thomsen, conseiller chez Civita
Il souligne que le système d’asile actuel est non seulement coûteux, mais aussi moralement contestable, car il encourage les migrations illégales et est exploité par des régimes autoritaires comme la Russie et la Biélorussie dans le cadre d’une guerre hybride. Il estime que limiter l’immigration et concentrer l’aide sur les régions d’origine est une approche plus efficace et plus humaine.
Selon Thomsen, au lieu d’accorder des aides à l’intégration à 6 400 réfugiés en Norvège, il serait plus judicieux de financer l’éducation de 500 000 enfants dans le camp de Kutupalong au Bangladesh.
Cette prise de position intervient dans un contexte de débat croissant en Norvège sur la politique d’immigration et l’intégration des étrangers. Elle risque de provoquer des réactions vives au sein du Parti libéral et de la gauche norvégienne.
