Publié le 22 octobre 2023. Des microplastiques ont été détectés dans l’eau de pluie à Jakarta, alertant les autorités sur une contamination atmosphérique croissante et la nécessité d’une meilleure gestion des déchets.
- Une étude récente révèle la présence de microplastiques dans l’eau de pluie de la capitale indonésienne.
- L’Agence pour l’environnement de Jakarta s’engage à renforcer la surveillance et à réduire l’utilisation de plastiques à usage unique.
- La concentration de ces particules est plus élevée pendant la saison des pluies.
L’administration municipale de Jakarta a réagi à une étude alarmante révélant la présence de microplastiques dans l’eau de pluie de la ville. Cette découverte, issue de recherches menées en 2022 par des scientifiques de l’Agence nationale pour la recherche et l’innovation (BRIN), a été récemment présentée à l’Agence pour l’environnement de Jakarta après avoir été initialement publiée dans la revue scientifique Bulletin sur la pollution marine.
Les microplastiques, définis comme des particules de plastique mesurant entre 1 nanomètre et 5 millimètres, présentent une variété de formes et proviennent à la fois de sources domestiques et industrielles. Cette diversité suggère une contamination microplastique généralisée de l’atmosphère urbaine. L’étude a également mis en évidence une augmentation du taux de dépôt de ces contaminants pendant la saison des pluies, indiquant une dispersion plus importante à cette période.
Face à ces résultats, l’Agence pour l’environnement de Jakarta a souligné l’urgence de réduire la consommation de plastiques à usage unique et d’améliorer la gestion des déchets dans la capitale.
« Nous considérons cette découverte comme un avertissement environnemental qui nécessite des réponses rapides et collaboratives »,
Asep Kuswanto, directeur de l’Agence pour l’environnement de Jakarta
Asep Kuswanto a précisé que la pollution plastique ne se limite plus aux mers et aux rivières, mais qu’elle a désormais atteint l’air que nous respirons au-dessus de Jakarta. Les autorités ont d’ores et déjà entrepris d’étendre le système de surveillance de la qualité de l’air et de l’eau de pluie afin de mieux cartographier la présence de ces microplastiques et d’évaluer l’ampleur de la contamination.
