Les investisseurs se tournent de plus en plus vers des fonds négociés en bourse (ETF) moins conventionnels, attirés par des rendements potentiellement plus élevés et des stratégies d’investissement diversifiées. Deux ETF en particulier ont connu des afflux massifs de capitaux ces dernières semaines, malgré leur profil moins connu.
Le fonds JMUB, un ETF de dividendes géré activement, a attiré plus de 2 milliards de dollars d’investissements le mois dernier, anticipant une nouvelle baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine. Cette prévision s’est avérée exacte, la Fed ayant effectivement réduit ses taux de 0,25 % supplémentaires. JMUB investit dans un portefeuille diversifié d’environ 1 700 obligations municipales de qualité supérieure, dont 60 % sont notées AAA ou AA, avec une durée moyenne de sept ans. Son principal avantage réside dans les revenus non imposables qu’il génère.
« Une nouvelle baisse des taux en décembre serait raisonnable », a récemment déclaré Stephen Miran, gouverneur de la Réserve fédérale, ce qui pourrait continuer à stimuler l’intérêt pour les obligations municipales. JMUB affiche des frais annuels de seulement 0,18 %, un rendement en dividendes de 3,44 % et une performance supérieure à son indice de référence de près de 4 % cette année.
Parallèlement, l’ETF BBEU, axé sur les actions européennes, a également suscité un intérêt croissant, avec environ 4 milliards de dollars d’actifs investis au cours du mois dernier. BBEU suit un indice pondéré en fonction de la capitalisation boursière des entreprises cotées sur les principales bourses européennes. Il offre une exposition à près de 400 titres, avec une forte concentration dans les secteurs financier (environ 24 % du portefeuille) et industriel (environ 19 %).
Bien que BBEU ne propose pas d’exposition aux petites capitalisations, son faible coût et son rendement de près de 30 % depuis le début de l’année, combinés à un rendement de dividende de 3,30 %, en font une option attrayante pour les investisseurs cherchant à diversifier leur portefeuille et à bénéficier de la croissance du marché européen. Il inclut des entreprises bien connues, mais aussi des sociétés moins médiatisées, opérant au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Suisse et dans d’autres pays européens.
Ces deux ETF, bien que différents dans leur stratégie et leur zone géographique, illustrent une tendance croissante chez les investisseurs à explorer des options alternatives aux fonds traditionnels du S&P 500 ou du Nasdaq-100, à la recherche de rendements plus élevés et d’une diversification accrue.
