Publié le 24 septembre 2025. Prendre soin d’autrui est essentiel, mais s’oublier soi-même dans ce processus peut mener à l’épuisement. Le psychologue Daniel Esteban souligne l’importance de préserver son propre bien-être pour offrir des soins durables et de qualité.
- Le sacrifice total n’est pas synonyme de bons soins, au contraire, il peut engendrer de la culpabilité et un cercle vicieux centré sur l’autre.
- Le repos, l’aide extérieure et les moments personnels ne sont pas des luxes, mais des nécessités pour maintenir une capacité de soin à long terme.
- Le véritable enjeu n’est pas de se vider pour remplir l’autre, mais de soutenir l’autre tout en se maintenant soi-même.
Dans un contexte où le rôle des aidants, qu’il s’agisse de personnes âgées, dépendantes ou malades, est de plus en plus prégnant, le psychologue Daniel Esteban met en garde contre un piège courant : l’oubli de soi. Il rappelle que l’accompagnement d’une personne nécessite une énergie considérable, mais qu’il ne doit pas se faire au détriment de sa propre santé émotionnelle.
« Lorsque nous consacrons presque toute notre énergie à soulager ou à prévenir l’inconfort des autres, il est facile d’oublier nos propres besoins », souligne l’expert. Cette dynamique, si elle perdure, peut générer un sentiment de culpabilité lorsque l’on ose prendre du temps pour soi, transformant ainsi la vie en une boucle centrée uniquement sur l’autre.
« Votre repos, vos soutiens et vos propres moments ne sont pas un luxe, ils vous permettront de continuer à prendre soin de vous sans vous casser. »
Daniel Esteban, psychologue
Daniel Esteban rejette l’idée de s’épuiser au point de ne plus pouvoir assurer les soins. Il insiste sur le fait que la véritable valeur réside dans la capacité à soutenir l’autre tout en se maintenant soi-même. Il explique que prendre soin d’une autre personne ne consiste pas à tout donner jusqu’à s’épuiser, mais à offrir un soutien tout en préservant son propre équilibre.
Cette réflexion s’inscrit dans un débat grandissant autour de la santé mentale et de la santé familiale, notamment en ce qui concerne l’accompagnement des personnes âgées, dépendantes ou malades. Plusieurs études confirment que le syndrome d’épuisement des aidants touche de plus en plus de personnes, en particulier les femmes, qui assument souvent seules le fardeau des soins.
En conclusion, Daniel Esteban rappelle que « votre bien-être est une partie essentielle des soins ». Une phrase qui invite à préserver sa santé physique et émotionnelle pour pouvoir continuer à offrir un accompagnement de qualité.

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