L’assassinat d’un influenceur conservateur dans l’Utah la semaine dernière alimente une inquiétude croissante aux États-Unis : une vaste majorité d’électeurs s’attend à une escalade de la violence politique dans les mois à venir.
Selon un récent sondage Rasmussen, partagé ce mercredi, 85 % des électeurs probables anticipent une augmentation de la violence politique. Près de la moitié d’entre eux (48 %) estiment qu’une telle escalade est « très probable ». Ces résultats marquent une nette progression des préoccupations, alors qu’une enquête similaire menée en juin, après la fusillade visant la présidente démocrate de l’Assemblée du Minnesota, Melissa Hortman, révélait déjà que 78 % des électeurs s’attendaient à une recrudescence de la violence.
Le sondage révèle également un consensus bipartisan sur cette question : 87 % des électeurs démocrates et républicains s’accordent sur la probabilité d’une augmentation de la violence politique.
Interrogés sur les causes de cette tension, les électeurs pointent du doigt la « rhétorique politique exacerbée ». 46 % d’entre eux la considèrent comme le principal facteur d’augmentation de la violence, contre 28 % qui imputent la responsabilité à la facilité d’accès aux armes à feu. L’agresseur présumé, Tyler Robinson, avait utilisé le fusil de son grand-père pour tirer sur Charlie Kirk depuis le toit de l’Université de l’Utah Valley, à une distance estimée entre 175 et 200 mètres de l’endroit où le cofondateur de Turning Point USA s’exprimait lors d’un rassemblement.
Seulement 19 % des personnes interrogées estiment que la « maladie mentale » est un facteur déterminant.
Le sondage souligne également que 86 % des électeurs estiment que la violence politique est une conséquence directe de la diabolisation systématique de ceux qui ne partagent pas les mêmes opinions, et ce, « jour après jour, année après année, de la manière la plus haineuse et la plus méprisante possible », selon les termes employés dans l’enquête.
L’assassinat de Charlie Kirk a exacerbé les divisions et la rhétorique politique virulente aux États-Unis, particulièrement à gauche, selon le sondeur John Zogby. Il affirme qu’il existe une « ligne directe » entre le mouvement progressiste et cette attaque. Des médias de gauche, comme CNN, ont tenté de minimiser les liens entre les déclarations incendiaires de certains politiciens et influenceurs et la mort de Charlie Kirk, mais les preuves présentées par ses partisans se sont avérées incontestables.
