Publié le 19 octobre 2025 22:01:00. La faillite retentissante du groupe Signa Holding, dirigé par René Benko, laisse derrière elle un cortège de petites entreprises autrichiennes lésées, tandis que l’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat des ménages. Parallèlement, l’Autriche commémore le cinquième anniversaire de l’attentat terroriste de Vienne et célèbre l’inscription de l’art de la broderie du costume traditionnel de Montafon au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
- La faillite de Signa Holding expose des créanciers à plus de 20 milliards d’euros de dettes, avec des petites entreprises comme des pizzerias qui n’ont jamais reçu de paiement pour leurs livraisons.
- L’inflation galopante en Autriche, avec une hausse de 33 % des prix alimentaires depuis 2019, contraint les ménages à des sacrifices quotidiens.
- L’attaque terroriste du 2 novembre 2020 à Vienne reste gravée dans les mémoires, et les survivants témoignent de ses conséquences durables.
La faillite de Signa Holding, un empire immobilier autrefois florissant, a plongé de nombreuses petites entreprises dans l’incertitude. Luigi Barbaro Jr., propriétaire d’une pizzeria viennoise, témoigne de l’ampleur des dégâts :
« 1 200 euros, c’est une somme considérable pour une entreprise familiale comme la nôtre. »
Luigi Barbaro Jr., propriétaire d’une pizzeria à Vienne
Signa Holding lui doit cette somme pour des commandes de nourriture qui n’ont jamais été honorées. Les créanciers réclament désormais plus de 20 milliards d’euros au groupe, mettant en lumière les risques liés aux relations commerciales avec des géants fragiles. Alma Birbaumer, propriétaire d’un établissement dans le Tyrol, confirme cette tendance :
« Il a continué à vivre dans le luxe et il ne nous a pas payé 1 539 euros. »
Alma Birbaumer, propriétaire d’un établissement au Tyrol
Trois événements organisés par elle n’ont jamais bénéficié du soutien financier du réseau de Benko.
Parallèlement à ces difficultés économiques, l’inflation continue de ronger le pouvoir d’achat des Autrichiens. Simone Wirth, mère célibataire de Basse-Autriche, illustre cette réalité :
« Je fais toujours le calcul. Ma situation financière n’est stable que parce que je fais le calcul. »
Simone Wirth, mère célibataire de Basse-Autriche
Les prix alimentaires ont augmenté de 33 % depuis 2019, la forçant à restreindre ses dépenses, notamment en matière de loisirs pour son fils. Silvia Benes, une retraitée viennoise, a quant à elle renoncé à son abonnement au théâtre et opte pour des vacances économiques en dortoir partagé.
Le 2 novembre 2020, Vienne a été frappée par un attentat terroriste qui a coûté la vie à quatre personnes et blessé 23 autres. Cinq ans après, les souvenirs restent vivaces. Reccep Gültekin, témoin de l’attaque, souligne l’unité qui s’est manifestée ce soir-là :
« Nous, les Viennois, avons montré ce soir-là que nous étions unis. »
Reccep Gültekin, témoin de l’attentat de Vienne
Saeed Mousavi, grièvement blessé lors de l’attaque, a survécu en sautant d’un pont, mais en garde des séquelles psychologiques :
« Avant, j’étais sociable, mais maintenant j’évite de socialiser. »
Saeed Mousavi, survivant de l’attentat de Vienne
Enfin, l’Autriche célèbre une victoire culturelle avec l’inscription de l’art de la broderie du costume traditionnel de Montafon sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Petra Stemer, une des brodeuses, se réjouit de pouvoir transmettre son savoir-faire :
« La tradition doit continuer ! »
Petra Stemer, brodeuse du costume traditionnel de Montafon
Un cours de broderie a été lancé à Schruns, où onze jeunes femmes s’investissent dans la création des parties les plus précieuses du costume, en utilisant du fil d’or et dévouant 400 heures de travail à cette tâche.
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