Publié le 24 octobre 2025 à 22h03. Les douleurs et dysfonctionnements au poignet sont fréquents, surtout après 40 ans. Un spécialiste allemand alerte sur l’importance de consulter rapidement en cas de symptômes et souligne l’intérêt d’une approche préventive basée sur l’activité physique et une alimentation équilibrée.
- Environ 50 % des problèmes de poignet chez les plus de 40 ans ne sont pas liés à un accident spécifique, mais à des affections sous-jacentes.
- Le rétrécissement des canaux nerveux, les kystes et l’arthrose sont des causes courantes de douleurs au poignet après 40 ans.
- L’exercice physique, notamment le renforcement des muscles du cou et du dos, est essentiel pour prévenir et soulager les douleurs au poignet.
L’utilisation excessive des smartphones et de la souris d’ordinateur peut contribuer à l’apparition de problèmes de poignet. Le professeur Tim Lögters, chef du département de chirurgie de la main de la Société allemande de chirurgie traumatologique (DGU), explique que ces mouvements répétitifs et unilatéraux peuvent entraîner une surcharge des tendons, voire une inflammation des gaines tendineuses.
Selon le professeur Lögters, environ 50 % des problèmes de poignet chez les personnes de plus de 40 ans peuvent être attribués à des maladies, tandis que les 50 % restants sont liés à des accidents spécifiques. Il insiste sur l’importance de ne pas négliger les douleurs, même si elles semblent mineures.
Outre les surmenages, plusieurs affections peuvent être à l’origine de douleurs et de dysfonctionnements au poignet après 40 ans. Le rétrécissement des canaux nerveux est une cause fréquente, se manifestant souvent par des picotements dans les doigts, particulièrement la nuit, touchant les 3,5 premiers doigts à partir du pouce. Les kystes de la capsule articulaire, dont la taille peut varier considérablement, sont également une possibilité. Enfin, l’arthrose, l’usure progressive des articulations, est une cause classique de douleurs qui s’intensifient avec le mouvement.
« D’une part, les canaux nerveux peuvent se rétrécir après 40 ans. Les patients ressentent souvent une sensation de picotement dans les doigts, surtout la nuit. »
Professeur Tim Tobias Lögters, chef du département de chirurgie de la main de la Société allemande de chirurgie traumatologique (DGU)
En cas d’accident, une consultation rapide auprès d’un spécialiste en orthopédie et en chirurgie traumatologique est primordiale. Même des blessures apparemment mineures peuvent entraîner des lésions structurelles, notamment au niveau des ligaments, dont les conséquences peuvent se faire sentir des années plus tard. Une immobilisation de l’articulation pendant une période maximale de deux semaines après une blessure peut être envisagée, mais ne constitue en aucun cas une solution à long terme.
Au contraire, l’exercice physique est fortement recommandé pour renforcer les muscles et les tendons, consolider les articulations et même améliorer la structure osseuse. Un entraînement fonctionnel et holistique, incluant le renforcement des muscles du cou et du dos, est particulièrement bénéfique. Des muscles forts contribuent à renforcer les voies nerveuses et à prévenir les douleurs au poignet.
La prévention passe également par une bonne santé générale et une alimentation équilibrée. Une alimentation anti-inflammatoire peut notamment jouer un rôle protecteur.
À propos du spécialiste : Le professeur Tim Tobias Lögters est chef du département de chirurgie de la main de la Société allemande de chirurgie traumatologique (DGU) et médecin-chef à la clinique de chirurgie accidentelle et reconstructive, de chirurgie de la main et d’orthopédie de l’hôpital Cellitinnen St. Vinzenz de Cologne.
Source : dpa
