Publié le 12 janvier 2024 à 22h30. Le gouvernement a nommé Edouard Geffray au poste de ministre de l’Éducation nationale, devenant ainsi le septième titulaire du poste depuis 2022, face à une instabilité chronique et des défis majeurs pour le secteur.
- Edouard Geffray, 47 ans, succède à Elisabeth Borne à la tête du ministère.
- Il a précédemment occupé le poste de directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco) pendant cinq ans.
- Sa nomination intervient dans un contexte de tensions sociales et de préoccupations concernant les moyens alloués à l’éducation.
C’est un nouveau visage qui prend les rênes de l’Éducation nationale. Edouard Geffray, haut fonctionnaire issu de l’École nationale d’administration (ENA), a été nommé ministre ce dimanche soir par Matignon. Cette nomination marque une nouvelle étape dans une succession rapide de ministres depuis la réélection d’Emmanuel Macron en 2022 : Ndiaye, Attal, Oudéa-Castéra, Belloubet, Génetet et Borne ont déjà occupé ce poste.
Bien que peu connu du grand public, Edouard Geffray n’est pas un novice en matière d’éducation. Pendant cinq ans, jusqu’à fin 2024, il a dirigé la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco), responsable de la mise en œuvre des programmes scolaires dans les écoles, collèges et lycées. Il a également occupé des fonctions de direction des ressources humaines au sein du ministère. Son expérience lui confère une connaissance approfondie des rouages du système éducatif.
Originaire de Seine-Saint-Denis, le nouveau ministre est également passionné d’histoire. Avant de rejoindre l’Éducation nationale, il a été directeur de cabinet du ministre de la Justice François Bayrou en 2017.
Sa nomination est très attendue, alors que le secteur de l’éducation est confronté à des difficultés persistantes, notamment un manque de moyens humains et des épisodes de violences qui traumatisent les établissements scolaires. Il devra rapidement répondre aux attentes des enseignants et des personnels de l’Éducation nationale, qui dénoncent régulièrement l’instabilité du ministère.
