Publié le 24 septembre 2025 16:32:00. Zoran Mamdani, 34 ans, a remporté l’élection municipale de New York, devenant ainsi le premier maire musulman de l’histoire de la plus grande ville des États-Unis. Sa victoire, saluée par ses partisans, suscite de vives critiques de la part de ses opposants, notamment l’ancien président Donald Trump.
- Zoran Mamdani est le plus jeune maire de New York depuis 1892.
- Il se présente comme un socialiste démocrate, souhaitant améliorer les conditions de vie des New-Yorkais et défendre les populations vulnérables.
- Sa campagne a été marquée par des propositions ambitieuses, comme la gratuité des transports en commun et des crèches, qui ont suscité à la fois enthousiasme et scepticisme.
L’élection de Zoran Mamdani marque un tournant historique pour New York. Né à Kampala, en Ouganda, et ayant immigré aux États-Unis avec sa famille dans son enfance, il a suivi un parcours atypique, passant du hip-hop au conseil municipal avant de se lancer dans la course à la mairie. Son ascension rapide a été comparée à celle de Barack Obama, premier président noir des États-Unis, en raison de sa jeunesse, de son charisme et de son parcours novateur.
Mamdani ne pourra cependant pas briguer la présidence américaine, la Constitution américaine réservant ce poste aux citoyens de naissance. Malgré cette limitation, il entend mettre en œuvre un programme ambitieux pour transformer la ville de New York. Il a notamment promis de geler les loyers, de construire des logements abordables, de taxer les plus riches et de défendre les droits des personnes LGBTQ+.
Ses propositions, bien que populaires auprès d’une partie de l’électorat, ont été vivement critiquées par ses adversaires politiques, en tête desquels figure Donald Trump. L’ancien président, qui entretient des liens étroits avec New York, a qualifié Mamdani de « communiste » et a mis en garde contre une éventuelle perte de financement fédéral si celui-ci était élu. Trump a déclaré que New York pourrait dire adieu aux 7,4 milliards de dollars (environ 6,4 % des dépenses totales de la ville) d’aide fédérale prévus pour l’année prochaine. Mamdani a répondu à ces attaques en les qualifiant d’expression du désespoir face à l’inéluctabilité de sa victoire.
Certaines des idées de Mamdani ont déjà rencontré des obstacles. Un projet d’ouverture d’épiceries subventionnées par l’État a été abandonné, critiqué pour son rappel des politiques de contrôle des prix de l’ère soviétique, qui avaient conduit à des pénuries alimentaires. Sa proposition de gratuité des transports en commun, financée par une taxe sur les riches, a également été remise en question, certains la jugeant inutile pour les personnes ayant les moyens de s’acquitter d’un titre de transport.
La vie privée de Mamdani reste discrète. Sa femme, Rama Duwaji, une artiste céramiste syrienne, se tient à l’écart des projecteurs. Elle partage ses créations sur son compte Instagram, où elle met souvent en avant les femmes du Moyen-Orient et la situation des Palestiniens. Le couple s’est rencontré en 2021 sur l’application de rencontres « Hinge » et s’est fiancé à Dubaï en octobre 2024 avant de se marier à Manhattan.
Mamdani a souligné à plusieurs reprises le rôle de Rama dans le succès de sa campagne, notamment en matière de communication sur les réseaux sociaux. Leur premier rendez-vous s’est déroulé dans un café yéménite à Brooklyn, suivi d’une promenade dans le parc McCarren. Lors de leur deuxième rendez-vous, Mamdani a présenté Rama à sa circonscription législative à Astoria, dans le Queens.
Zoran Mamdani, candidat à la mairie de New York, avec son épouse Rama Duvadzi
Photo : Getty Images via AFP, ALEXI J. ROSENFELD
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