Publié le 11 octobre 2025 à 17h30. Les légumineuses, sources de protéines abordables et bénéfiques pour la planète, restent pourtant trop souvent délaissées dans les assiettes des Néerlandais. Pourquoi cette méfiance envers ces aliments pourtant essentiels à une alimentation saine et durable ?
- Le Centre de Nutrition recommande de consommer au moins 135 grammes de légumineuses par semaine, une quantité que la plupart des Néerlandais ne parviennent pas à atteindre.
- Les légumineuses offrent de nombreux avantages pour la santé, notamment une richesse en fibres, en protéines végétales, en fer et en vitamines.
- Un problème d’image et un manque de familiarité culinaire expliquent en partie le faible attrait des légumineuses aux Pays-Bas.
Les légumineuses prennent la poussière dans les placards de nombreux foyers néerlandais. Pourtant, haricots, lentilles, pois chiches et autres offrent une multitude de bienfaits pour la santé et l’environnement. Selon le Centre de Nutrition, il faudrait consommer au moins 135 grammes de légumineuses par semaine – l’équivalent d’un bol de soupe de lentilles ou d’une portion de chili. Or, en moyenne, les Néerlandais n’atteignent même pas la moitié de cette recommandation.
Les bienfaits des légumineuses sont multiples. Elles sont riches en fibres, favorisant une bonne digestion et contribuant à la diminution du cholestérol. Elles constituent également une excellente source de protéines végétales, de fer, de vitamine B1 et d’acide folique – des nutriments essentiels également présents dans la viande.
Au-delà de leurs qualités nutritionnelles, les légumineuses représentent un choix durable. Leur culture nécessite peu d’eau et d’engrais chimiques, et elles ont la particularité de fixer l’azote de l’air, améliorant ainsi la qualité des sols. Un atout majeur pour l’environnement.
Pourtant, elles peinent à trouver leur place sur nos tables. « Les haricots ont toujours un problème d’image aux Pays-Bas », explique Karin Luiten, journaliste culinaire. « Nous les associons à une nourriture frugale, voire à la pauvreté. Dès que les gens disposent de plus de moyens financiers, le haricot tend à disparaître de leur menu. »
Le manque de savoir-faire culinaire et la perception d’un goût fade contribuent également à cette aversion. Lentilles, pois chiches ou haricots rouges peuvent sembler sains, mais manquent souvent d’attrait ou sont perçus comme difficiles à cuisiner. À l’inverse, dans d’autres cultures – comme au Mexique ou en Inde – les légumineuses sont un pilier de l’alimentation quotidienne, déclinées sous des formes variées et savoureuses.
Heureusement, cette image commence à évoluer. La popularité du houmous et des falafels témoigne d’un intérêt croissant pour les légumineuses. Salades de lentilles, chili sin carne ou pâtes aux haricots blancs sont autant de façons simples et gourmandes d’intégrer plus souvent les légumineuses à son alimentation.
Un conseil supplémentaire : les haricots en conserve sont aussi nutritifs que les haricots secs et offrent un gain de temps considérable. Et pour les plus motivés, il est tout à fait possible de les cultiver soi-même, même dans un petit jardin ou sur un balcon.
En conclusion, les légumineuses ne sont peut-être pas les aliments les plus branchés, mais elles constituent l’un des moyens les plus simples et efficaces d’adopter une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement. Un repas supplémentaire à base de légumineuses par semaine peut faire une réelle différence – pour votre santé, votre cœur et la planète.
