Publié le 12 décembre 2025. En réponse à une patrouille conjointe russo-chinoise en mer de Chine orientale et dans le Pacifique occidental, les États-Unis et le Japon ont mené une démonstration de force aérienne en survolant la mer du Japon, réaffirmant ainsi leur alliance et leur engagement envers la stabilité régionale.
- Des bombardiers américains B-52, accompagnés de chasseurs japonais F-15 et F-35, ont effectué des vols conjoints au-dessus de la mer du Japon.
- Cette activité militaire intervient après des exercices chinois impliquant des bombardiers et des porte-avions, suscitant des inquiétudes à Tokyo et Washington.
- Les États-Unis et le Japon ont réaffirmé leur détermination à empêcher toute modification unilatérale du statu quo par la force.
Le ministère japonais de la Défense a annoncé, jeudi 12 décembre, que deux bombardiers stratégiques B-52 américains, ainsi que trois avions de combat furtifs F-35 et trois avions de supériorité aérienne japonais F-15, ont survolé ensemble la mer du Japon mercredi 11 décembre. Il s’agit de la première confirmation publique de la présence militaire américaine depuis le début des exercices militaires chinois la semaine dernière.
Ces exercices chinois, qui impliquent des patrouilles conjointes de bombardiers russes et chinois au-dessus de la mer de Chine orientale et du Pacifique occidental, ont incité le Japon à déployer ses propres avions de combat. Selon Tokyo, ces derniers ont été ciblés par les radars des avions de combat chinois. Washington a critiqué ces incidents, les qualifiant d’« inopportuns » et réaffirmant que son alliance avec le Japon restait « inébranlable ».
La Corée du Sud a également réagi aux activités militaires chinoises et russes. L’armée sud-coréenne a déployé des avions de combat après avoir détecté plusieurs appareils militaires chinois et russes entrant dans sa zone d’identification de défense aérienne, le mardi 9 décembre.
Le Japon et la Corée du Sud accueillent tous deux des forces militaires américaines. Tokyo abrite la plus importante concentration de troupes américaines à l’étranger, notamment des groupements tactiques de porte-avions et des forces expéditionnaires des Marines américains.
La Chine a nié les accusations du Japon, affirmant que les avions de combat japonais volant à proximité de son porte-avions mettaient en danger ses opérations aériennes.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère japonais de la Défense a déclaré :
« (Le Japon et les États-Unis) réaffirment leur ferme détermination à empêcher toute tentative unilatérale de modifier le statu quo par la force et confirment la disponibilité des Forces d’autodéfense japonaises (FDS) et des troupes américaines. »
Pour aller plus loin
