Home Technologie et scienceRevue KCD 2 Les Mystères de l’Église – záhady jak z pera Umberta Eca

Revue KCD 2 Les Mystères de l’Église – záhady jak z pera Umberta Eca

by Thomas Caron

Publié le 17 novembre 2025 à 06h30. Le dernier contenu téléchargeable (DLC) pour Kingdom Come : Deliverance 2 plonge les joueurs au cœur d’une enquête mystérieuse dans le monastère de Sedlec, offrant une expérience plus intimiste et axée sur le récit que les précédents.

  • Plateforme : PC, PS5, Xbox Series S et X (version révisée)
  • Date de sortie : 11 novembre 2025
  • Développeur : Warhorse Studios
  • Éditeur : Deep Silver
  • Genre : Action-aventure
  • Localisation tchèque : Disponible
  • Multijoueur : Non
  • Durée de jeu : Environ 7 heures
  • Prix : 14 euros

Kingdom Come : Deliverance 2 s’enrichit d’une troisième et dernière extension majeure, Mysteria Ecclesiae. Le joueur incarne Jindřich et est envoyé au monastère de Sedlec, où il devra démêler un réseau de secrets enfouis et percer les mystères de l’abbaye. Si cette conclusion divise probablement les joueurs, elle propose une expérience singulière, différente des précédentes.

Comparé aux DLC Colors of Death et Legacy of the Forge, Mysteria Ecclesiae se rapproche davantage du premier en privilégiant une narration soignée et une atmosphère pesante. L’action se fait plus discrète, laissant la place à une enquête captivante. Alors que Legacy of the Forge pouvait occuper des dizaines d’heures, cette nouvelle aventure se conclut en six heures pour l’histoire principale, et un peu plus pour les quêtes secondaires.

Le monastère de Sedlec deviendra pendant un certain temps la demeure de Jindřich.
Le monastère de Sedlec deviendra pendant un certain temps la demeure de Jindřich.

L’atmosphère est au cœur de l’expérience. Oubliez l’ambiance plus légère de la forge de Kutnohorsk ; ici, des vies sont en jeu. Rapidement, le joueur est confronté à un entrelacs de relations complexes, de secrets inavouables et d’indécences dissimulées au sein du monastère. Jindřich se retrouve alors à mener une véritable enquête, parfois troublante. L’ambiance rappelle inévitablement des œuvres telles que Le Nom de la Rose d’Umberto Eco ou le jeu vidéo Pentimento.

La musique de Jan Valta renforce cette atmosphère oppressante. Déjà présente dans Kingdom Come, elle prend ici une dimension plus monumentale et angoissante, en particulier dans les cachots et les vastes salles du monastère.

Une approche furtive

Si Mysteria Ecclesiae excelle dans sa narration, il offre peut-être le moins de nouveautés en termes de gameplay. Avant même d’entrer dans le monastère, le joueur doit se défaire de son armure, celle-ci étant inutile voire contre-productive. Si quelques affrontements à l’épée sont prévus, le cœur du gameplay réside dans la furtivité. L’exploration des ruelles du monastère se fait à la lisière de l’ombre, obligeant le joueur à adopter une approche discrète.

La musique de Jan Valta semble plus monumentale que jamais.
La musique de Jan Valta semble plus monumentale que jamais.

La furtivité, déjà critiquée dans le jeu original, reste le point faible du gameplay de Kingdom Come. Bien que moins frustrante que par le passé, elle est trop souvent imposée. Le joueur retrouvera les activités traditionnelles de KCD, mais ne doit pas s’attendre à des mécaniques inédites.

Un point final ?

Il est difficile d’évaluer cette extension sans la replacer dans le contexte de l’ensemble du jeu. Elle fonctionne comme une quête autonome de qualité, mais pourrait sembler un peu légère pour un DLC de Kingdom Come : Deliverance 2. Les développeurs compensent toutefois par un prix attractif.

Il est important de noter que Mysteria Ecclesiae marque la fin des extensions pour Kingdom Come: Deliverance 2. Ceux qui espéraient une conclusion à l’histoire d’Henry seront déçus : il ne s’agit pas d’un épilogue, mais plutôt d’une quête secondaire de grande qualité.

« Ce qui m’a particulièrement plu, c’est l’atmosphère et l’intrigue policière sombre. »

Après sept heures de jeu, il est temps de revenir sur l’ensemble du contenu ajouté après la sortie du jeu, et de regretter, sans amertume excessive, de ne pas avoir eu un peu plus. Les standards des DLC pour les RPG majeurs se sont élevés ces dernières années, que ce soit en termes d’ampleur, d’enrichissement du gameplay ou d’intégration à l’histoire principale, des aspects que les développeurs de Warhorse évitent délibérément.

Cette critique, bien que justifiée, n’altère pas le fait que Mysteria Ecclesiae est une extension réussie. Parmi les trois DLC, c’est celui que j’ai le plus apprécié, grâce à son atmosphère et à son intrigue policière sombre et pleine de suspense. Comme pour Colors of Death, il ne s’agit pas d’un contenu indispensable pour tous les joueurs, mais si vous avez aimé les quêtes secondaires de KCD 2, vous ne serez pas déçu.

Verdict

Le dernier DLC pour KCD 2 mise sur une atmosphère mystérieuse avec une intrigue policière qui, grâce au décor monastique, rappelle Le Nom de la Rose. L’histoire domine vraiment, ne vous attendez pas à trop de nouveautés en termes de gameplay, qui se résume principalement à la furtivité et aux activités associées. Tout comme Les Couleurs de la Mort, Mysteria Ecclesiae fonctionne comme une quête secondaire étendue, mais grâce à son emplacement isolé et à son ambiance oppressante, elle s’en sort légèrement mieux dans l’évaluation finale.

Ce que nous avons aimé et moins aimé

Histoire, intrigue policière

Récit bien défini, rythme

Le gameplay repose sur la furtivité

Reste “juste” une quête secondaire

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