Publié le 28 novembre 2023. Plus de 10 000 petits exploitants agricoles nigérians ont bénéficié d’une formation intensive aux techniques de riziculture durable, une initiative régionale visant à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience face au changement climatique.
- Plus de 10 000 agriculteurs dans quatre États nigérians ont été formés à la riziculture intensive (SRI).
- Le projet, financé par le Fonds d’adaptation (FA), s’inscrit dans un plan d’action plus large de la CEDEAO.
- Des formations complémentaires sont prévues pour les artisans locaux dans la fabrication d’équipements et la production d’engrais organiques.
Une vaste campagne de formation aux techniques de riziculture intensive (SRI) et de gestion durable des terres et de l’eau a été menée auprès de petits agriculteurs dans les États de Gombe, Nasarawa, Niger et Jigawa au Nigeria. L’objectif est d’accroître la production de riz tout en renforçant la capacité des exploitations agricoles à s’adapter aux effets du changement climatique.
Cette initiative régionale, mise en œuvre par l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), s’inscrit dans un plan d’action plus vaste impliquant 13 pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Elle vise à promouvoir des systèmes rizicoles agro-écologiques durables, comme l’a souligné le Dr Umar A. Umar, coordinateur national du projet.
Selon le Dr Umar, les agriculteurs et les partenaires impliqués ont démontré un engagement fort dans la mise en œuvre de cette formation d’un an. Il les a encouragés à poursuivre leurs efforts de collaboration pour améliorer la sécurité alimentaire non seulement au Nigeria, mais dans toute la région ouest-africaine.
« Nous devons continuer à travailler ensemble pour assurer la sécurité alimentaire au Nigeria et dans toute l’Afrique de l’Ouest. »
Dr Umar A. Umar, coordinateur national du projet
Le projet prévoit également de renforcer les compétences des artisans locaux grâce à des formations spécifiques à la fabrication de machines agricoles, à la production de compost et d’engrais organiques. Des manuels de formation ont été élaborés en anglais et en haoussa et distribués largement pour garantir une communication efficace et inclusive.
Les interventions du projet se concentrent sur les zones suivantes : Jigawa (Auyo, Miga, Kafin Hausa, Dutse et Jahun), Niger (Lavun, Gbako, Lapai, Agae et Katcha), Nasarawa (Doma, Obi, Nasarawa – eggon, Lafia et Awe) et Gombe (Yamaltu-Deba, Balanga, Akko, Kwami et Kaltungo). L’objectif principal est de renforcer la résilience au changement climatique et d’augmenter la productivité du riz pour les petits exploitants agricoles, en étendant ainsi l’adoption du SRI à travers le pays.
La formation des formateurs (ToT), dispensée par des experts de l’Institut national de recherche sur les céréales (NCRI) de Badeggi, a permis aux agents de vulgarisation agricole de transmettre leurs connaissances aux agriculteurs par le biais d’écoles pratiques d’agriculture. Des journées de sensibilisation sur le terrain ont été organisées à Gombe et à Jigawa pour mettre en valeur les avantages et les résultats de la méthodologie SRI.
Le projet a également renforcé ses partenariats avec des organisations clés, notamment le ministère fédéral de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, les programmes de développement agricole (ADP) des différents États, SRI 2030, une ONG britannique qui promeut le SRI à l’échelle mondiale, et la Bank of Agriculture. Plus d’informations sur les efforts de la CEDEAO.
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