Home DivertissementSchmistmas de Noël : le top 10 des films de Noël réalisés par des Juifs – The Jewish Chronicle

Schmistmas de Noël : le top 10 des films de Noël réalisés par des Juifs – The Jewish Chronicle

by Antoine Girard

Publié le 22 décembre 2025 à 19h13. Au-delà des clichés des films de Noël produits en série, un regard sur les œuvres qui, souvent discrètement, portent l’empreinte de créateurs juifs et d’histoires liées à cette culture.

  • De C’est une vie merveilleuse à Die Hard, en passant par Elf, de nombreux films considérés comme des classiques de Noël sont liés, de près ou de loin, à des personnalités et des thématiques juives.
  • L’influence juive dans ces films se manifeste à travers les scénaristes, les réalisateurs, les acteurs, mais aussi les thèmes abordés, comme la rédemption, la famille et la communauté.
  • Certains producteurs, comme Joel Silver, ont même délibérément intégré des éléments de Noël dans leurs films pour assurer leur diffusion pendant les fêtes.

On les connaît tous, ces films de Noël qui reviennent chaque année sur nos écrans. Mais saviez-vous que nombre d’entre eux portent, souvent de manière subtile, la marque de l’influence juive ? Loin des productions formatées de Hallmark, où un patron impitoyable finit toujours par tomber amoureux de la boulangère locale, un pan entier du cinéma de Noël révèle des liens insoupçonnés avec cette culture.

Prenons l’exemple de Noël blanc (1954). La chanson emblématique a été écrite par Irving Berlin, le film réalisé par Michael Curtiz (né Mano Kaminer à Budapest) et met en vedette Danny Kaye (né David Daniel Kaminsky). Le scénario est quant à lui l’œuvre de Norman Panama, Norman Krasna et Melvin Frank. Ce film est d’ailleurs une suite au succès Hôtel Holiday Inn, avec Fred Astaire, dont les origines familiales sont également juives.

Plus récemment, Elf (2003) compte également parmi ces films porteurs d’une influence juive. Outre le réalisateur Jon Favreau et le scénariste David Berenbaum, le film met en scène James Caan, fils d’un boucher casher, et même un Père Noël juif incarné par Ed Asner. Le magasin emblématique du film, et aussi de Miracle sur la 34e rue, est Gimbels, fondé par l’immigrant bavarois Adam Gimbel.

Le film Dîner (1982), réalisé par Barry Levinson, se déroule à Baltimore et raconte l’histoire d’un groupe d’amis, pour la plupart juifs, se préparant au mariage de l’un d’eux. Daniel Stern, qui y joue un rôle, est également connu pour son personnage de cambrioleur dans le célèbre Maman, j’ai raté l’avion !

La question de savoir si Die Hard (1988) est un véritable film de Noël est un débat récurrent. Pourtant, le producteur Joel Silver, lui-même juif, a délibérément inclus des éléments de Noël dans ses films, sachant qu’une simple touche festive garantirait leur diffusion pendant les fêtes et donc, des revenus supplémentaires. On retrouve cette stratégie dans L’Arme fatale, avec un dîner de Noël, et dans Kiss Kiss Bang Bang, avec un défilé de Noël.

Places de commerce (1983), avec Eddie Murphy et Dan Aykroyd, est un autre film qui suscite la question. La scène mémorable de Dan Aykroyd dans le rôle d’un Père Noël ivre lors d’une fête d’entreprise penche en faveur d’une classification comme film de Noël. Le film est réalisé par John Landis, et le scénario est co-écrit par Herschel Weingrod, tandis que Jamie Lee Curtis, l’une des actrices principales, est la fille de Tony Curtis.

C’est une vie merveilleuse (1946), souvent considéré comme le film de Noël par excellence, est basé sur une histoire de Philip Van Doren Stern, fils d’un voyageur de commerce bavarois d’origine juive. Le scénario a été écrit par Frances Goodrich et son mari Albert Hackett, qui ont également co-écrit l’adaptation cinématographique du Journal d’Anne Frank (1959). Le thème de la rédemption, central dans ce film, résonne également, de manière plus subtile, dans L’Arme fatale.

Enfin, Eyes Wide Shut (1999), le dernier film réalisé par Stanley Kubrick, se déroule pendant les fêtes de Noël, avec ses décorations et ses cadeaux. Co-écrit par Kubrick avec Frédéric Raphael, et basé sur une histoire d’Arthur Schnitzler, ce drame érotique met en scène Nicole Kidman et Tom Cruise.

Même La femme de l’évêque (1947), avec Cary Grant, qui prétendait autrefois être juif, est lié à cette culture. Le film est basé sur un roman de Robert Nathan, un New-Yorkais séfarade, réalisé par Henry Koster (né Hermann Kosterlitz à Berlin), et produit par Samuel Goldwyn (né Szmuel Gelbfisz à Varsovie). Billy Wilder a également participé à l’écriture du scénario.

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