Home MondeSept pays de l’OTAN réagissent à la volonté de Trump d’annexer le Groenland au Danemark

Sept pays de l’OTAN réagissent à la volonté de Trump d’annexer le Groenland au Danemark

by Clara Dubois

Publié le 1er septembre 2026. Face au projet américain d’acquérir le Groenland, sept pays de l’OTAN et les nations nordiques affirment leur soutien à la souveraineté danoise et groenlandaise, tout en réaffirmant l’importance d’une présence sécuritaire collective dans l’Arctique.

  • Sept nations de l’OTAN – le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni – ont réagi fermement à l’idée d’une prise de contrôle du Groenland par les États-Unis.
  • Les pays nordiques, quant à eux, ont réaffirmé leur engagement à maintenir la sécurité et la stabilité dans la région arctique.
  • Le Groenland et le Danemark ont sollicité des entretiens avec le secrétaire d’État américain pour discuter de ces déclarations.

La perspective d’une acquisition du Groenland par les États-Unis a suscité une réaction concertée de plusieurs pays européens. Dans une déclaration commune, le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni ont souligné que le Groenland appartient à son peuple et que toute décision concernant son avenir doit être prise conjointement par le Danemark et le Groenland, et non par des puissances extérieures.

« Le Groenland appartient à son peuple. Seuls le Danemark et le Groenland ont le droit de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland. »

Déclaration commune des dirigeants des sept pays de l’OTAN

Les dirigeants européens ont insisté sur le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des frontières du Groenland, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes dans l’Arctique. Ils ont également souligné que la sécurité dans cette région restait une « priorité absolue pour l’Europe », et ont mis en avant l’augmentation de leur présence, de leurs activités et de leurs investissements pour maintenir la stabilité.

Ils ont précisé que cette sécurité doit être assurée collectivement avec les alliés de l’OTAN, y compris les États-Unis, tout en respectant les principes de la Charte des Nations Unies. « C’est un principe universel et nous ne cesserons de le défendre », ont-ils affirmé.

Malgré cette position ferme, le communiqué a tenu à souligner l’importance des États-Unis en tant qu’allié au sein de l’OTAN et en vertu de l’accord de défense bilatéral signé en 1951 entre le Danemark et les États-Unis.

Les pays nordiques – le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède – ont également exprimé une position similaire, réaffirmant leur engagement à maintenir la sécurité, la stabilité et la coopération dans l’Arctique. Ils ont indiqué avoir pris des mesures pour accroître la dissuasion et la défense dans la région, notamment en renforçant leurs capacités et leur présence.

Les ministres des Affaires étrangères de ces pays ont également exprimé leur soutien à une présence et une vigilance accrues de l’OTAN dans l’Arctique, en insistant sur le respect du droit international et des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies.

Face à ces déclarations, les gouvernements du Groenland et du Danemark ont demandé des entretiens avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio. La ministre des Affaires étrangères du Groenland, Vivian Motzfeldt, a précisé que son parti avait contacté le Département d’État américain suite aux récentes déclarations de Donald Trump concernant le Groenland.

« Nous avons demandé une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Marco Rubio dans un avenir proche. »

Vivian Motzfeldt, ministre des Affaires étrangères du Groenland

Elle a ajouté que le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, devrait également participer à cette rencontre, bien qu’une demande similaire précédente n’ait pas encore abouti.

Donald Trump a à plusieurs reprises exprimé son intérêt pour l’acquisition du Groenland, une région autonome relevant du Royaume du Danemark, n’excluant pas le recours à la force militaire. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a déjà appelé Trump à « mettre fin à ces menaces ».

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