La fermeture du gouvernement américain continue d’influencer les marchés financiers, poussant les investisseurs à scruter les signaux secondaires pour évaluer la santé de l’économie. Dans ce contexte, un fonds de retraite néerlandais majeur affiche une confiance notable quant à sa transition prévue en 2026, ce qui pourrait soutenir les taux obligataires à long terme.
En l’absence de nouvelles données sur l’emploi aux États-Unis en raison de la paralysie administrative, l’attention se porte désormais sur les indicateurs de second niveau. Les chiffres décevants déjà publiés ont suffi à faire baisser les taux de 6 points de base, et l’incertitude quant à la publication des données de vendredi laisse entrevoir que les prochaines communications de la Réserve fédérale américaine (Fed) pourraient devenir une source d’information clé.
Le livre Beige d’août, publié par la Fed, avait déjà souligné un ralentissement du marché du travail, avec des observations telles que « la plupart des districts ont constaté une augmentation du nombre de personnes à la recherche d’un emploi ». Les marchés anticipent déjà une politique monétaire plus accommodante de la part de la Fed, ce qui pourrait limiter la marge de manœuvre pour une nouvelle baisse des taux à court terme. Les marchés ont d’ores et déjà intégré la possibilité de 100 points de base de baisse des taux d’ici septembre 2026, ce qui ramènerait le taux directeur à 3,25 %.
PFZW, le deuxième plus grand fonds de retraite des Pays-Bas, avec 250 milliards d’euros d’actifs sous gestion (AUM), semble sur la bonne voie pour sa transition prévue le 1er janvier 2026. Cette confiance reflète une diminution des risques de retards. Parmi les trois principaux fonds de retraite néerlandais prévus pour une transition en 2026, seul BouW a jusqu’à présent reçu l’approbation explicite du régulateur néerlandais (DNB).
Si tout se déroule comme prévu, cette transition devrait entraîner un flux important d’investissements vers les obligations à long terme, notamment celles avec une échéance de 30 ans ou plus. Le marché a déjà partiellement intégré cet effet, comme en témoigne la réaction de la courbe 10S30S.
Bien que PFZW n’ait pas officiellement annoncé avoir obtenu l’approbation de DNB, les signaux de mercredi suggèrent que cela pourrait être imminent. Dans un entretien accordé à un journal, le directeur du fonds a souligné que le calendrier était respecté et que les participants pouvaient s’attendre à des gains significatifs dans leurs pensions. Le fonds a également commencé à envoyer des calculs de retraite personnalisés, qui doivent être finalisés au moins un mois avant la transition, et a publié un nouveau plan de mise en œuvre pour ces calculs. Il est toutefois précisé que la date de transition en 2026 reste conditionnée à l’approbation finale de DNB.
Du côté de la zone euro, peu de données économiques sont attendues. L’inflation, à 6,2 %, reste à un niveau historiquement bas. Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE), dont Villeroy, De Guindos et Makhlouf, devraient prendre la parole, mais leurs déclarations ne devraient pas apporter d’éléments nouveaux à ce stade.
Sur les marchés primaires, l’Espagne lancera des enchères de nouvelles obligations, ainsi que des augmentations de capital sur des obligations à 4 et 17 ans, dont une obligation « verte ». L’Espagne rouvrira également une obligation indexée sur l’inflation, portant l’émission totale à 6,25 milliards d’euros. La France, quant à elle, lancera des enchères d’obligations à long terme, de 10 à 35 ans, pour un montant total pouvant atteindre 11,5 milliards d’euros, avec également une obligation « verte » au programme.
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