Les données relatives aux cas et aux décès liés à la COVID-19, ainsi qu’aux mesures gouvernementales mises en place pour lutter contre la pandémie, ont évolué au fil du temps et proviennent désormais de sources spécifiques. Ces informations, essentielles pour comprendre l’impact de la crise sanitaire, sont mises à jour et analysées par des organismes internationaux.
Depuis le 7 mars 2023, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est la source principale des données concernant les cas et les décès de COVID-19, via son Tableau de bord du coronavirus (COVID-19). Auparavant, jusqu’au 10 mars 2023, ces données étaient issues de la carte COVID-19 du Centre de ressources sur les coronavirus de l’Université Johns Hopkins (JHU).
Pour affiner l’analyse démographique, les estimations de la population totale utilisées sont celles des Perspectives démographiques mondiales des Nations Unies pour l’année 2021. La classification des pays selon leur niveau de revenu est basée sur les dernières données de la Banque Mondiale concernant les pays et groupes de prêt. Les classifications régionales, quant à elles, sont conformes à celles établies par l’OMS.
Concernant les actions politiques mises en œuvre par les gouvernements, les informations disponibles reflètent les mesures en vigueur à la fin de l’année 2022. Il est important de noter que ces données ne seront plus actualisées, car la source d’information, le Suivi de la réponse du gouvernement d’Oxford Covid-19 (OxCGRT), a cessé de suivre les réponses gouvernementales à la COVID-19. Pour plus de détails sur la méthodologie et la collecte de données de l’OxCGRT, il est possible de consulter leur livre de codes et guide d’interprétation.
La nature des mesures de distanciation sociale et de fermeture a été catégorisée de manière précise. Les « exigences de rester à la maison » pouvaient varier, allant de la possibilité de sorties quotidiennes pour l’exercice, les courses et les déplacements essentiels, à des restrictions plus strictes limitant les sorties à une fois par semaine ou à une seule personne par foyer. La « fermeture du lieu de travail » englobait des situations allant de la recommandation de télétravail à la fermeture complète de certains secteurs d’activité. De même, la « fermeture des écoles » pouvait être partielle (recommandation de fermeture, ajustements opérationnels importants, fermeture de certaines écoles) ou complète (enseignement virtuel). Les « restrictions sur les rassemblements » étaient classées comme partielles (limite de 10 personnes) ou complètes (limite de 10 personnes ou moins). Enfin, les « contrôles des voyages internationaux » incluaient des exigences de dépistage et de quarantaine pour les personnes entrant dans le pays.
En matière de mesures économiques, le « soutien du revenu » était considéré comme restreint lorsque le gouvernement remplaçait moins de 50 % du salaire perdu (ou un montant forfaitaire inférieur à 50 % du salaire médian) et large lorsque le remplacement était de 50 % ou plus (ou un montant forfaitaire supérieur à 50 % du salaire médian). L’« allégement de la dette/contrat » était qualifié de restreint en cas d’allègement spécifique à un type de contrat.
Concernant les mesures liées aux systèmes de santé, la « disponibilité partielle » du vaccin incluait l’accès pour les travailleurs clés, les personnes vulnérables non âgées, les personnes âgées, ou certains groupes importants de population. Les recommandations ou exigences relatives au port de « couvre-visages » étaient considérées comme partielles lorsque le gouvernement recommandait son utilisation, l’exigeait dans certaines situations ou lorsque la distanciation sociale n’était pas possible.