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Surveillez les stocks de lupinose après les pluies d’été

by Sophie Martin

Publié le 13 janvier 2024 06:45:00. Les éleveurs de la région des cultures céréalières en Australie occidentale sont appelés à la vigilance face à un risque accru de lupinose chez leurs moutons, suite aux fortes pluies de novembre. Cette maladie du foie, potentiellement grave, peut affecter rapidement les troupeaux.

  • Une augmentation des cas de lupinose a été observée, notamment dans le sud de la région.
  • La consommation de chaumes de lupin contaminés par un champignon est la principale cause de la maladie.
  • Une détection précoce et une prise en charge rapide sont cruciales pour limiter l’impact sur les troupeaux.

Les pluies abondantes de novembre ont créé des conditions favorables au développement du champignon Diarrhée toxique (anciennement appelé Phomopsis leptostromiforme) dans les chaumes de lupin, augmentant ainsi le risque de lupinose chez les moutons qui pâturent dans ces zones. Le Département des industries primaires et du développement régional (DPIRD) alerte les éleveurs sur la nécessité d’une surveillance accrue.

Judy Burson, vétérinaire de terrain au DPIRD, souligne l’importance d’une vérification régulière des animaux.

« Les cultures ou les chaumes de lupin sont une source alimentaire précieuse mais nécessitent une gestion prudente. »

Judy Burson, vétérinaire de terrain, DPIRD

Les premiers signes de la maladie peuvent être discrets, incluant une baisse d’appétit, une perte de condition physique, une désorientation et une léthargie, notamment lors des déplacements. Des animaux qui s’isolent du troupeau ou qui ne s’approchent plus des points d’eau doivent également alerter les éleveurs.

Dans les cas plus avancés, la lupinose se manifeste par une désorientation marquée, une cécité, un comportement consistant à appuyer la tête contre des objets, une posture voûtée et un jaunissement des muqueuses (yeux et bouche). Il est impératif de retirer immédiatement tout animal présentant ces symptômes du pâturage et de consulter un vétérinaire pour établir un diagnostic précis.

Le Dr Burson insiste sur l’importance d’une intervention rapide :

« Plus les mesures sont prises tôt, moins le troupeau sera affecté. »

Judy Burson, vétérinaire de terrain, DPIRD

Les animaux affectés nécessitent des soins spécifiques après avoir été isolés. Il est recommandé de les placer dans un enclos restreint, à l’ombre et avec un accès facile à l’eau, pendant plusieurs semaines. L’alimentation doit être basée sur du foin de qualité, complété par de petites quantités d’avoine si nécessaire, mais exclure tout lupin, car le foie endommagé a du mal à métaboliser les protéines.

La guérison peut être longue, certains animaux mettant jusqu’à six mois à retrouver un état de santé optimal. Un diagnostic vétérinaire est essentiel, car les symptômes de la lupinose peuvent être confondus avec ceux d’autres maladies, y compris des affections exotiques. Des aides financières peuvent être disponibles via le Programme d’enquête sur les maladies importantes pour exclure les maladies d’urgence et faciliter la détection précoce.

Pour plus d’informations, les éleveurs sont invités à contacter leur vétérinaire privé ou un vétérinaire de terrain du DPIRD. Des détails sur l’identification et la prise en charge de la lupinose sont disponibles sur la page web dédiée à la lupinose.

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