Publié le 25 octobre 2025 18:01:00. Oliver Blume, actuel PDG de Volkswagen, va quitter ses fonctions chez Porsche à la fin de l’année, laissant derrière lui une période de crise marquée par des pertes record et une demande en berne, notamment en Chine. Il sera remplacé par Michael Leiters, un dirigeant expérimenté de McLaren.
- Porsche affiche un résultat d’exploitation négatif de près d’un milliard d’euros pour le troisième trimestre 2025.
- Les bénéfices de la marque ont chuté de 95,9 %.
- Volkswagen est également confrontée à des difficultés de production en raison d’une pénurie de puces électroniques.
La situation chez Porsche est qualifiée de « massivement critique » par Oliver Blume lui-même. Dans une interview, il a souligné que la marque souffre de la conjoncture économique internationale, avec des marchés clés comme la Chine, les États-Unis et l’Ukraine devenus moins rentables.
« Porsche est en crise massive. Avec la Chine, les droits de douane américains, la Russie et l’Ukraine, nous perdons les revenus provenant des deux tiers de nos marchés de vente. »
Oliver Blume, PDG de Volkswagen
Malgré ces difficultés, M. Blume se montre optimiste quant à l’avenir, évoquant une « réorientation massive » mise en œuvre en 2025, portant sur la structure, les coûts et la stratégie produit. Il insiste sur des investissements importants dans des motorisations flexibles – thermique, hybride et électrique – pour assurer une position solide pour l’avenir. Il prévoit une amélioration notable des résultats dès l’année prochaine et place de grands espoirs dans son successeur, Michael Leiters.
« Leiters figurait sur ma liste de successeurs », a déclaré M. Blume, le qualifiant de « professionnel de l’automobile de sport » et d’un « bon PDG pour Porsche ».
Ce changement de direction permettra à M. Blume de se concentrer pleinement sur le groupe Volkswagen, où les défis sont encore plus importants. L’entreprise est notamment confrontée à des risques d’arrêt de production pour ses modèles phares en raison d’une pénurie de puces électroniques.
Au cœur de ce problème se trouve le fabricant néerlandais Nexperia, filiale du groupe chinois Wingtech, qui est au centre d’un différend commercial entre la Chine et les États-Unis. L’arrêt des exportations de puces par Nexperia a entraîné des perturbations dans la chaîne d’approvisionnement de Volkswagen, et d’autres marques du groupe, comme Audi ou Seat/Cupra, pourraient être affectées si la situation persiste. La production est pour l’instant assurée à court terme.
Blume sur la crise des puces : « Nous sommes approvisionnés à court terme »
« La crise actuelle des puces montre à quel point notre monde est fragile. Contrairement à la précédente crise des semi-conducteurs, il s’agit de puces très simples, utilisées dans de nombreux secteurs, et en particulier dans l’automobile. Nous sommes approvisionnés à court terme chez Volkswagen. Nous avons besoin d’une solution politique rapide. »
Oliver Blume, PDG de Volkswagen





