Home AffairesIls ont annoncé des licenciements HISTORIQUES, plus de 46 000 personnes perdront leur emploi

Ils ont annoncé des licenciements HISTORIQUES, plus de 46 000 personnes perdront leur emploi

by Amélie Bernard

Publié le 18 octobre 2025 07:43:00. Le géant automobile Volkswagen, autrefois symbole de la puissance industrielle allemande, est engagé dans une profonde restructuration marquée par des suppressions d’emplois massives et une délocalisation de sa production, face à une concurrence accrue et à un marché européen en berne.

  • Volkswagen prévoit de réduire sa production d’environ 700 000 véhicules par an.
  • Plus de 35 000 emplois seront supprimés en Allemagne, avec des impacts significatifs chez Audi et Porsche.
  • La montée en puissance des constructeurs automobiles chinois représente une menace majeure pour le groupe Volkswagen.

La transformation en cours chez Volkswagen, l’un des piliers de l’économie allemande, est sans précédent depuis des décennies. Si le PDG Oliver Blume affiche une certaine sérénité en public, il doit en réalité gérer une crise profonde, considérée comme la plus grave que l’industrie automobile européenne ait connue ces dernières années.

Il y a encore quelques années, l’idée que Volkswagen devrait réduire sa production de plusieurs centaines de milliers de véhicules par an semblait impensable. Aujourd’hui, cette réalité frappe non seulement l’usine de Wolfsburg, mais également des marques prestigieuses comme Audi et Porsche.

Un plan audacieux et des décisions difficiles

Oliver Blume reconnaît ouvertement que l’entreprise traverse une période tumultueuse. Selon des estimations internes, les ventes de voitures en Europe ont diminué de plus de 20 % au cours des cinq dernières années. En conséquence, Volkswagen va réduire sa capacité de production d’environ 700 000 véhicules par an. Seule en Allemagne, plus de 35 000 emplois seront supprimés, auxquels s’ajoutent 7 500 postes chez Audi et 4 000 chez Porsche. Malgré ces coupes douloureuses, la direction assure que le plan se déroule comme prévu.

Au-delà de la rationalisation de la production, Volkswagen entame une profonde réorganisation de ses services administratifs et de ses activités de recherche et développement. Le bénéfice net de l’entreprise a diminué de 38 % au premier semestre de cette année, mais les ventes sont restées stables par rapport à l’année précédente. Pour Blume, cela témoigne du potentiel latent de la marque, qui nécessite toutefois une nouvelle stratégie.

La menace chinoise et la délocalisation

Les constructeurs automobiles chinois, plus rapides et moins coûteux, sont devenus le principal concurrent de Volkswagen. Leur expansion sur le marché européen s’accélère, réduisant les marges de prix traditionnellement dominées par les marques allemandes. De plus, l’intérêt pour les véhicules électriques de Volkswagen ne croît pas aussi rapidement qu’espéré en Europe, obligeant l’entreprise à revoir ses plans de production.

Les nouveaux modèles, conçus pour reconquérir les clients, seront plus abordables que les voitures électriques actuelles. Volkswagen prévoit de lancer une citadine, la Polo, à un prix d’environ 25 000 euros, et un modèle compact, la ID.1, à environ 20 000 euros en 2027. Cependant, leur production sera délocalisée vers l’Espagne et le Portugal, où les coûts de production sont plus faibles. Selon Blume, ces usines peuvent rivaliser avec celles d’Europe de l’Est et même avec les fournisseurs chinois.

Un symbole de l’état de l’industrie allemande

La situation chez Volkswagen n’est pas un cas isolé. L’association allemande de l’industrie automobile met en garde contre une perte progressive de compétitivité de l’Allemagne. La combinaison de coûts énergétiques élevés, d’une augmentation des salaires et d’obstacles bureaucratiques incite les entreprises à chercher des environnements plus efficaces à l’étranger. Blume estime néanmoins que le pays a les atouts nécessaires pour se redresser, notamment une population qualifiée et une culture du travail rigoureuse, à condition que les pouvoirs publics et les entreprises parviennent à s’unir.

Blume cumule également la responsabilité de diriger Porsche, qui connaît également des difficultés. Les ventes de véhicules de luxe en Chine ont chuté de 25 %, le développement prévu des batteries est annulé et certains projets reviennent aux moteurs à combustion interne. Des critiques s’interrogent sur la capacité d’une seule personne à gérer efficacement deux entreprises de cette envergure. Blume répond que cette organisation présente des avantages en termes de décisions stratégiques, tout en précisant qu’elle ne sera pas permanente.

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