Publié le 28 décembre 2025 07:53:00. Dans un essai comparatif singulier, un journaliste automobile explore l’impact du moteur six cylindres en ligne BMW B58 sur deux véhicules très différents : le BMW X3 M50 et la Toyota GR Supra, révélant une appréciation personnelle évolutive pour ce moteur.
- Le moteur BMW B58, un six cylindres en ligne adaptable, pourrait devenir un sujet de choix pour les magazines automobiles classiques dans 25 ans.
- L’auteur, initialement déçu par la Toyota GR Supra, a revu son jugement au fil du temps, reconnaissant la beauté de son design et la qualité de son intérieur.
- Bien que très différentes en philosophie, les deux voitures sont rehaussées par le moteur B58, qui leur confère des performances similaires malgré des poids distincts.
Si l’on devait imaginer les sujets qui animeront les magazines de voitures de collection dans un quart de siècle, un code secret se dessine : B58. C’est le nom du moteur six cylindres en ligne de BMW, un bloc qui, selon l’auteur, mérite toute l’attention des passionnés.
Un dossier complet sur l’histoire de ce moteur, son développement et sa capacité à s’adapter à diverses configurations serait un véritable cadeau pour les lecteurs. Une double page dédiée à ses possibilités de personnalisation et à son prix sur le marché de l’occasion ne serait pas de trop. Mais l’attraction principale serait sans aucun doute un essai comparatif réunissant tous les modèles qui l’ont adopté, de la BMW Série 3 à la Z4, en passant par des modèles plus inattendus comme la Toyota, la Morgan et même l’Inéos Grenadier.
Cet article, cependant, prend une tournure plus personnelle. Il est né de l’affection de l’auteur pour ce moteur, qu’il a choisi d’évaluer en le confrontant à deux véhicules très différents : un X3 M50 et la voiture qu’il considère comme l’incarnation parfaite du B58, la Toyota GR Supra.
Au premier abord, l’audace du X3 ne fait que souligner l’élégance de la Supra. L’auteur se souvient de sa première impression en 2018, une déception initiale face à un style qu’il jugeait trop influencé par la Z4. Mais dès qu’il a eu l’occasion de la conduire, son opinion a radicalement changé. La Supra, pour lui, représentait une icône de toute une génération, celle des jeux vidéo comme Gran Turismo et Fast and Furious. Il la percevait alors comme une voiture munichoise déguisée en kimono japonais.
Six ans plus tard, l’auteur admet volontiers son erreur. Lorsqu’il a vu la Supra garée devant chez lui, il a été frappé par sa beauté. Le temps a joué en sa faveur, sublimant ses lignes. Le profil svelte qui se fond dans la ligne de toit plus imposante est typique des voitures de sport classiques, et sa faible hauteur lui confère une allure sportive et efficace. Certes, certaines prises d’air sur le capot sont purement esthétiques, mais le reste du design est tout simplement réussi.
L’intérieur, quant à lui, est un concentré de l’ADN BMW. L’auteur apprécie la présence de nombreux boutons physiques et la qualité générale des matériaux. L’intérieur du X3, en comparaison, semble un peu plus plastique et moins raffiné. Bien que l’infodivertissement soit plus moderne (interface plus rapide, plus fluide et plus esthétique), il est doté d’un éclairage d’ambiance qui ne convainc pas l’auteur, bien qu’il reconnaisse que certains apprécient cette fonctionnalité. Les sièges du X3 sont également moins fermes que ceux de la Supra.
La Supra a cependant un avantage : elle ne propose pas les avertissements de vitesse intempestifs que l’on trouve dans certaines versions européennes et offre une compatibilité Apple CarPlay sans fil.
Sur la route, les deux voitures ne sont pas aussi opposées qu’on pourrait le penser. La position de conduite dans la Supra est basse et sportive, tandis que celle du X3 est plus haute et dominante. Le SUV semble plus lourd, mais sa direction est précise et agréable. Il développe également 58 chevaux (environ 43 kW) et 59 lb-pi (environ 80 Nm) de couple supplémentaires, ce qui les rend étonnamment proches en termes de performances, malgré le poids inférieur de la Supra (environ 500 kg).
Les deux voitures partagent une boîte de vitesses automatique ZF à huit rapports : dans le X3, elle est douce et intuitive, parfaitement adaptée au caractère plus détendu d’un SUV, tandis que dans la Supra, elle peut sembler un peu hésitante pour une voiture de sport.
Il ne s’agit pas d’un duel direct, mais plutôt de deux interprétations différentes d’une même excellence. Ce qui unit ces deux voitures, c’est qu’elles sont toutes les deux de bonnes voitures, sublimées par le moteur six cylindres en ligne 3,0 litres de BMW.
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