Publié le 2025-12-20 02:05:00. Les maladies infectieuses, loin d’être reléguées au passé, ont marqué l’année 2025 avec des résurgences inattendues comme la grippe aviaire et des défis persistants tels que la tuberculose, tout en étant influencées par les décisions politiques en matière de recherche.
- Une épidémie de tuberculose dans la région de Kansas City a causé des dizaines de cas et au moins deux décès.
- La FDA a approuvé la première nouvelle classe d’antibiotiques oraux pour les infections urinaires non compliquées depuis près de 30 ans.
- Les réductions de financement des National Institutes of Health (NIH) sous l’administration Trump ont perturbé un essai clinique sur 30 et affecté plus de 74 000 participants.
La tuberculose, souvent perçue comme une maladie du passé, a refait surface de manière préoccupante dans la région métropolitaine de Kansas City. Au 7 février 2025, le ministère de la Santé et de l’Environnement du Kansas (KDHE) recensait 67 cas de tuberculose active, 79 cas de tuberculose latente et deux décès liés à cette infection. Parmi les personnes atteintes de tuberculose active, 35 avaient terminé leur traitement et étaient considérées comme guéries, tandis que 30 restaient sous traitement. Pour la tuberculose latente, 31 ont terminé leur traitement et 28 sont encore en traitement. Le KDHE souligne que le risque d’infection pour le grand public reste faible, mais appelle à la vigilance et à l’identification rapide des personnes à risque.
Dans une autre actualité médicale importante, la Food and Drug Administration (FDA) a donné son feu vert en mars à la gépotidacine (Blujepa ; GSK), un nouvel antibiotique oral pour traiter les infections urinaires non compliquées chez les patientes de 12 ans et plus. Cette approbation représente une avancée significative, car il s’agit de la première nouvelle classe d’antibiotiques pour cette indication depuis près de trois décennies. Les résultats des essais cliniques de phase 3 EAGLE-2 (NCT04020341) et EAGLE-3 (NCT04187144) ont démontré l’efficacité et la sécurité de la gépotidacine par rapport à la nitrofurantoïne.
Parallèlement à ces défis sanitaires, les décisions politiques ont eu un impact notable sur la recherche médicale. Une lettre de recherche publiée en novembre dans JAMA Internal Medicine a révélé que les réductions de financement des NIH sous l’administration Trump ont perturbé un essai clinique sur 30, affectant plus de 74 000 participants. Les Instituts nationaux de la santé mentale et des minorités et des disparités en matière de santé (NIMHD) ont été particulièrement touchés, avec respectivement 128 et 77 subventions interrompues. Les essais sur les maladies infectieuses ont été les plus affectés (14,4 %).
Enfin, la grippe aviaire, ou grippe aviaire (H5N1), a continué de susciter des inquiétudes. Le premier décès aux États-Unis lié à ce virus a été signalé en janvier dans l’État de Louisiane. La victime, une personne de plus de 65 ans souffrant de problèmes de santé préexistants, avait été exposée à des oiseaux de basse-cour et à des oiseaux sauvages. Bien qu’aucun cas de transmission interhumaine n’ait été signalé à ce jour, une épidémie multiétatique a été identifiée chez les bovins laitiers, ainsi que chez les oiseaux sauvages et d’autres mammifères. Des cas humains ont également été confirmés en Californie, au Colorado, en Iowa, au Michigan, en Oregon, au Texas, à Washington et au Wisconsin. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) soulignent que le risque global pour la santé publique reste faible, mais que les personnes travaillant avec des oiseaux ou des animaux doivent rester particulièrement vigilantes.
Pour suivre l’actualité des maladies infectieuses, consultez le site web de The American Journal of Managed Care (AJMC).
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