Home SantéTop 5 des titres de santé des femmes que vous avez manquées en septembre 2025

Top 5 des titres de santé des femmes que vous avez manquées en septembre 2025

by Sophie Martin

Publié le 24 septembre 2025 18h26. De nouvelles études mettent en lumière des liens insoupçonnés entre hyperemèse gravidarum et troubles neuropsychiatriques, ainsi qu’une option thérapeutique prometteuse pour les bouffées de chaleur de la ménopause, marquant une évolution significative dans la prise en charge de la santé des femmes.

  • L’hyperemèse gravidarum (HG) est associée à un risque accru de troubles neuropsychiatriques, notamment la psychose post-partum et la dépression.
  • L’elinzanétant, un nouveau médicament, réduit significativement les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes chez les femmes ménopausées.
  • L’exposition prénatale à l’acétaminophène pourrait être liée à un risque accru de troubles neurodéveloppementaux, incitant la FDA à revoir l’étiquetage du Tylenol.

Le mois de septembre 2025 a été riche en avancées dans le domaine de la santé des femmes, touchant à la fois la grossesse, la ménopause et la santé infantile. Des recherches récentes ont mis en évidence des corrélations importantes et ont conduit à de nouvelles approches thérapeutiques, soulignant l’importance d’une prise en charge globale et personnalisée.

Une étude de cohorte rétrospective menée auprès de près de 477 000 femmes enceintes dans 18 pays a révélé que l’hyperemèse gravidarum (HG), une forme sévère de nausées et de vomissements pendant la grossesse, est associée à un risque considérablement accru de troubles neuropsychiatriques et de santé mentale. Les chercheurs ont constaté une augmentation de plus de 50 % du risque de 13 pathologies, dont la psychose post-partum, le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et l’encéphalopathie de Wernicke. Le risque de dépression post-partum était particulièrement élevé, avec une augmentation de 2,7 fois. L’étude suggère que toutes les femmes souffrant de HG devraient bénéficier d’un soutien précoce en santé mentale, quel que soit le degré de sévérité de leurs symptômes. Les auteurs insistent sur la nécessité de soins intégrés prenant en compte à la fois les aspects physiques et psychiatriques de cette condition.

Du côté de la ménopause, l’elinzanétant s’est révélé prometteur dans la réduction des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Une étude publiée dans JAMA Internal Medicine a démontré que, sur une période de 52 semaines, l’elinzanétant (120 mg) a permis une réduction de 73,8 % des bouffées de chaleur modérées à sévères et des sueurs nocturnes, contre 47 % dans le groupe placebo. Les participantes ont également rapporté une amélioration du sommeil et de leur qualité de vie. Les effets secondaires observés étaient généralement légers ou modérés, sans événements graves liés au traitement. Ces résultats suggèrent que l’elinzanétant pourrait constituer une option non hormonale sûre et efficace pour la gestion des symptômes de la ménopause.

Par ailleurs, de nouvelles préoccupations émergent quant à l’utilisation de l’acétaminophène pendant la grossesse. Des études de cohorte, notamment la cohorte de naissances de la santé des infirmières et de Boston, ont établi un lien entre l’utilisation chronique de ce médicament pendant la grossesse et un risque accru de 20 à 30 % de trouble du spectre autistique et de trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez l’enfant. Bien que la causalité n’ait pas été prouvée, ces données ont incité la Food and Drug Administration (FDA) à envisager une modification de l’étiquetage du Tylenol et des produits similaires. En parallèle, la FDA a approuvé le calcium de leucovorine (biencovorine) pour le traitement d’une carence en folinate de calcium, un trouble neurologique rare caractérisé par un retard de développement, des convulsions et des traits autistiques. Le site web de la FDA fournit des informations complémentaires sur ces approbations.

Enfin, une étude transversale publiée dans PLOS Global Public Health révèle une diminution de l’adhésion au dépistage du cancer du col de l’utérus depuis la pandémie de Covid-19. Les taux de non-adhésion, définis comme un intervalle d’au moins trois ans depuis le dernier frottis de Papanicolaou, sont passés de 19,2 % en 2019 à 25,8 % en 2022, soit une augmentation de 6,6 %. Des disparités significatives ont été observées, notamment une augmentation de 13,9 % de la non-adhésion chez les femmes noires et un risque 1,63 fois plus élevé chez les femmes ayant un niveau d’éducation inférieur. La sensibilisation au vaccin contre le papillomavirus humain (VPH) a également diminué, en particulier chez les femmes noires (-9,4 %). Les auteurs soulignent la nécessité de campagnes de sensibilisation et d’éducation ciblées pour combler ces lacunes post-pandémiques.

Une étude menée au Japon a mis en évidence l’importance de l’éducation et de l’accès à l’information concernant l’acide folique avant la grossesse. Parmi 47 femmes interrogées, 51 % ont déclaré avoir l’intention de prendre des suppléments d’acide folique avant de concevoir. Les femmes diplômées en alimentation et nutrition étaient les plus susceptibles de le faire, mais la sensibilisation aux anomalies du tube neuronal, l’accès à des informations sur l’acide folique et une éducation préalable sur le sujet au collège junior étaient également des facteurs significatifs. Ces résultats soulignent la nécessité d’une sensibilisation accrue à l’importance de l’acide folique, en particulier chez les femmes sans formation formelle en nutrition.

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