Publié le 8 novembre 2023. L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a expulsé trois individus du pays dans le cadre de son action contre l’extorsion en Colombie-Britannique, alors que les enquêtes se poursuivent sur près de 80 autres ressortissants étrangers potentiellement impliqués.
- L’ASFC a expulsé trois personnes dans le cadre du groupe de travail provincial sur l’extorsion en Colombie-Britannique.
- 78 autres ressortissants étrangers font l’objet d’enquêtes et pourraient être expulsés.
- Le groupe de travail, composé d’environ 40 agents, cible les tentatives d’extorsion et les fusillades visant notamment des hommes d’affaires sud-asiatiques.
L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) intensifie sa lutte contre l’extorsion et la violence en Colombie-Britannique. Dans un communiqué diffusé vendredi, l’agence a annoncé l’expulsion de trois individus du territoire canadien, une mesure prise dans le cadre des travaux du nouveau groupe de travail provincial mis en place pour contrer la recrudescence des activités criminelles liées à l’extorsion.
Parallèlement à ces expulsions, l’ASFC a précisé qu’elle enquêtait sur 78 autres ressortissants étrangers susceptibles d’être interdits de territoire. Ces personnes sont soupçonnées d’être impliquées dans la vague de fusillades et de tentatives d’extorsion qui secoue plusieurs communautés de la province.
Créé plus tôt cette année, le groupe de travail sur l’extorsion rassemble environ 40 agents issus de l’ASFC, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de la Colombie-Britannique, des services de police municipaux et d’autres organismes de sécurité.
Les investigations portent sur des dizaines de tentatives d’extorsion suivies de violences par armes à feu, ciblant en particulier des entrepreneurs d’origine sud-asiatique. Ces agissements ont semé la terreur dans plusieurs collectivités de la province.
La ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique, Nina Krieger, a salué le rôle « essentiel » de l’ASFC au sein de cette équipe. Elle a affirmé que les auteurs d’extorsions violentes qui terrorisent les communautés seront arrêtés, accusés et, le cas échéant, expulsés du Canada.
« Ceux qui commettent des extorsions violentes qui terrorisent les communautés seront arrêtés et accusés – et, s’ils ne sont pas citoyens canadiens, pourront être expulsés du pays. »
Nina Krieger, ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique
Nina Patel, directrice générale régionale de l’ASFC pour la région du Pacifique, a souligné l’importance des enquêtes menées par ses équipes pour démanteler les réseaux criminels transnationaux organisés.
Des arrestations et des condamnations ont déjà été prononcées dans le cadre de ces affaires, dont certaines sont liées au gang Lawrence Bishnoi, basé en Inde, que le gouvernement fédéral a récemment désigné comme une entité terroriste.
