Washington, le 3 décembre 2025. L’ancien président américain Donald Trump et ses alliés remettent en question la légitimité des décisions prises par son successeur, Joe Biden, en affirmant que ces dernières ont été prises sous l’influence d’un « État profond » et que l’utilisation d’un stylo de signature automatique invalide les actes officiels.
- Donald Trump conteste la validité des décrets et grâces signés par Joe Biden.
- Les Républicains accusent l’administration Biden d’être manipulée par des acteurs non élus.
- Des experts juridiques affirment que la méthode de signature n’affecte pas la validité des documents présidentiels.
L’attaque intervient alors que Trump continue de remettre en question les résultats de l’élection présidentielle de 2020 et de dénoncer ce qu’il considère comme une instrumentalisation du pouvoir par son successeur. Selon les Républicains, l’utilisation d’un stylo automatique, un appareil permettant de reproduire une signature de manière mécanique, prouve que Joe Biden n’était pas en mesure de prendre des décisions éclairées et que son entourage a agi en son nom.
Dans une déclaration récente, Trump a annoncé que tous les documents, proclamations, décrets, mémorandums ou contrats signés par l’ancien président Joseph R. Biden Jr. en utilisant ce stylo automatique sont « déclarés nuls et non avenus ». Il a également appelé à la révocation des grâces accordées par Biden, notamment celles accordées à des membres de sa famille, dont son fils Hunter, en invoquant des motifs de protection contre des poursuites judiciaires.
« Tous les documents, proclamations, décrets, mémorandums ou contrats signés par l’ancien résident Joseph R. Biden Jr. en utilisant le stylo automatique interdit sont déclarés nuls et non avenus. Tous ceux qui ont reçu des ‘pardons’ ou d’autres actes juridiques ainsi signés sont informés par la présente que lesdits documents sont entièrement et définitivement résiliés et sans effet juridique. Merci de l’attention que vous portez à cette question. »
Donald Trump
Le député républicain James Comer a qualifié le mandat de Biden de « l’un des plus grands scandales politiques de l’histoire des États-Unis », accusant l’entourage de l’ancien président d’avoir tenté de dissimuler son état de santé et de prendre des mesures non autorisées. Il a affirmé que l’administration Biden était en réalité contrôlée par un « État profond » agissant sous le couvert de l’ancien président.
Un stylo de signature automatique est un dispositif couramment utilisé dans les administrations pour faciliter la signature de documents volumineux ou répétitifs, notamment lorsque la personne signataire est physiquement incapable de signer manuellement chaque document. Il est utilisé dans divers environnements administratifs, et pas seulement au sein du gouvernement.
Cependant, des experts juridiques contestent l’interprétation des Républicains. Barbara McQuaid, professeure de droit à l’Université du Michigan, a souligné que tout président a le droit de révoquer les décrets de son prédécesseur, quelle que soit la méthode de signature utilisée. Elle a affirmé que la question du stylo automatique est sans pertinence et que les documents signés avec cet appareil sont parfaitement valides.
« Tout président a le droit de révoquer tout décret de son prédécesseur, quelle que soit la manière dont il a été signé. La question du stylo automatique n’est pas pertinente. Les documents signés avec celui-ci sont valides. »
Barbara McQuaid, professeure de droit à l’Université du Michigan
Cette controverse intervient dans un contexte de polarisation politique intense aux États-Unis et de remise en question persistante de la légitimité des institutions démocratiques. Elle pourrait avoir des conséquences importantes sur la capacité de l’administration Biden à mettre en œuvre son programme politique et à gouverner efficacement.

