À la veille d’un sommet crucial avec son homologue chinois en Corée du Sud, l’ancien président américain Donald Trump a annoncé son intention de relancer les essais d’armes nucléaires américaines, en réponse aux développements récents de l’arsenal russe. Cette déclaration intervient après que Moscou a revendiqué le succès de tests d’armes nucléaires de nouvelle génération, suscitant des inquiétudes internationales.
Mercredi soir, vers 21 heures, heure de l’Est (01h00 GMT jeudi), Donald Trump a publié un message sur son réseau social, Truth Social, affirmant que les États-Unis disposent d’une « énorme puissance destructrice » en matière d’armes nucléaires. Il a précisé avoir demandé au ministère de la Défense de reprendre les essais nucléaires. « En raison des programmes de tests d’autres pays, j’ai demandé au ministère de la Guerre de commencer à tester nos armes nucléaires sur un pied d’égalité. Ce processus commencera immédiatement », a-t-il écrit.
Cette annonce fait suite aux déclarations du président russe Vladimir Poutine concernant le développement d’armes nucléaires innovantes. Poutine a notamment vanté les mérites d’un drone sous-marin capable, selon lui, de déclencher un tsunami dévastateur sur sa cible. « En termes de vitesse et de profondeur d’opération, il n’y a rien de tel dans le monde que ce véhicule sans pilote, et il est peu probable que quelque chose de similaire apparaisse dans un avenir proche », a-t-il affirmé mercredi.
La semaine précédente, Poutine avait également salué le test réussi d’un missile à propulsion nucléaire « à portée illimitée », qu’il a qualifié d’« arme unique qu’aucun autre pays ne possède ». Donald Trump avait alors critiqué Poutine, estimant que ce sujet n’était pas « approprié » pour le dirigeant russe, qui, selon lui, « devrait mettre fin à la guerre » en Ukraine, lancée en février 2022.
Trump a également souligné que les États-Unis effectuent régulièrement des tests de missiles et disposent d’un sous-marin nucléaire « le plus grand au monde » positionné à proximité des côtes russes, rendant inutile un déplacement sur 12 875 kilomètres (8 000 miles).
La proposition de Trump de reprendre les essais nucléaires a déjà rencontré une opposition politique aux États-Unis. La représentante Dina Titus, démocrate de l’État du Nevada, a déclaré sur X (anciennement Twitter) : « Absolument pas. Je vais présenter une législation pour mettre un terme à cela. »
