Publié le 19 décembre 2025 à 23h39. Le président américain Donald Trump n’exclut pas une intervention militaire au Venezuela, où les tensions s’intensifient avec l’instauration d’un blocus pétrolier et des accusations de trafic de drogue visant le régime de Nicolás Maduro.
- Donald Trump n’écarte pas une action militaire contre le Venezuela.
- Les États-Unis accusent Nicolás Maduro de diriger un réseau de trafic de drogue, ce qu’il dément.
- Washington a mis en place un “blocus total” contre les pétroliers vénézuéliens.
L’administration américaine durcit le ton à l’égard du Venezuela, accusant le président Nicolás Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de trafic de drogue. Interrogé par la chaîne NBC, Donald Trump a refusé de préciser s’il envisageait un renversement du régime, se contentant d’affirmer que Maduro “sait exactement ce que je veux”.
« Il le sait mieux que personne. »
Donald Trump, président américain
Cette déclaration intervient après l’annonce en début de semaine d’un “blocus total” contre les pétroliers vénézuéliens, une mesure qui s’inscrit dans une escalade des sanctions économiques contre Caracas. La semaine dernière, un navire transportant du pétrole vénézuélien à destination de Cuba a déjà été intercepté.
Les États-Unis ont également renforcé leur présence militaire dans les Caraïbes, menant une série d’opérations contre des navires soupçonnés de trafic de drogue. Selon Washington, ces opérations ont fait au moins 104 morts depuis le début de l’été, sans toutefois fournir de preuves concrètes de l’implication des navires visés dans des activités illégales.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a souligné vendredi que la situation actuelle au Venezuela était “intolérable” pour les États-Unis.
« Il est clair que le statu quo actuel avec le régime vénézuélien est intolérable pour les États-Unis. Notre objectif est de changer la dynamique et c’est pourquoi le président fait ce qu’il fait. »
Marco Rubio, secrétaire d’État américain
Rubio a également accusé le régime de Maduro de “coopérer avec les narcoterroristes”, sans toutefois confirmer si Washington visait un changement de régime, comme l’affirme Caracas. Le gouvernement vénézuélien accuse les États-Unis de vouloir s’emparer des ressources pétrolières du pays.
Interrogé sur le soutien de la Russie à Maduro, Rubio a déclaré que les États-Unis ne craignaient pas une escalade avec Moscou, tout en reconnaissant que la Russie fournissait un “soutien rhétorique” à Caracas.
Parallèlement, Washington a annoncé de nouvelles sanctions contre sept membres de la famille de personnes déjà sanctionnées le 11 décembre, dont trois neveux de Maduro. Des élus démocrates et républicains au Congrès ont exprimé des doutes quant à la légalité des opérations américaines et ont exigé que toute intervention militaire au Venezuela soit approuvée par le Congrès.
Rubio, qui est également conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a affirmé qu’à ce stade, aucune action n’avait été entreprise qui nécessiterait l’approbation du Congrès ou déclencherait une déclaration de guerre.
