Home MondeTrump prévient le Hamas : “Nous n’aurons pas le choix” si le bain de sang persiste à Gaza

Trump prévient le Hamas : “Nous n’aurons pas le choix” si le bain de sang persiste à Gaza

by Clara Dubois

Publié le 16 octobre 2025 à 21h45. L’ancien président américain Donald Trump a mis en garde le Hamas contre toute reprise des violences à Gaza, allant jusqu’à évoquer une intervention militaire, tout en précisant que les États-Unis ne seraient pas directement impliqués.

  • Donald Trump a averti le Hamas qu’il n’aurait “d’autre choix que d’entrer et de les tuer” si le calme ne tenait pas à Gaza.
  • Il a ensuite nuancé cette menace, affirmant que les troupes américaines ne seraient pas déployées, mais que d’autres acteurs pourraient intervenir “sous nos auspices”.
  • Cette prise de position intervient après que Trump ait minimisé les affrontements récents entre le Hamas et d’autres factions à Gaza, survenus après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu et d’un accord d’échange d’otages.

Donald Trump a adopté un ton ferme à l’égard du Hamas, menaçant d’une intervention si les combats reprenaient à Gaza. Il a déclaré que si le groupe palestinien ne désarmait pas, “nous les désarmerons, et cela se produira rapidement et peut-être violemment”. Cependant, il a rapidement précisé que les États-Unis ne seraient pas directement impliqués dans une telle opération.

« Ce ne sera pas nous. Nous n’aurons pas à le faire. Il y a des gens très proches, très proches qui entreront et feront l’affaire très facilement, mais sous nos auspices. »

Donald Trump, ancien président américain

L’ancien président n’a pas identifié les acteurs susceptibles d’intervenir, mais son allusion pourrait viser Israël. Une action militaire israélienne pourrait toutefois remettre en question les termes du cessez-le-feu en vigueur.

Cette attitude tranche avec les déclarations antérieures de M. Trump, qui avait estimé que le Hamas avait éliminé “quelques gangs qui étaient très mauvais” et tué des membres de ces groupes. Il avait même affirmé que cela ne l’avait “pas beaucoup dérangé”, suscitant des critiques.

L’accord de cessez-le-feu négocié prévoit la libération de tous les otages – vivants ou décédés – détenus par le Hamas. Si cette condition n’était pas remplie d’ici lundi, le Hamas devait fournir des informations sur les otages décédés et s’efforcer de restituer leurs corps. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a insisté sur le respect de cet aspect de l’accord, affirmant qu’Israël “ne fera aucun compromis”.

La branche armée du Hamas a affirmé avoir respecté les termes du cessez-le-feu et avoir restitué les restes des otages dont elle avait connaissance. Selon deux conseillers américains, le Hamas aurait assuré aux États-Unis, par l’intermédiaire d’intermédiaires, qu’il s’efforçait de restituer les corps des otages décédés. Ces conseillers ne pensent pas que le Hamas ait violé l’accord.

Les États-Unis ont annoncé la semaine dernière l’envoi d’environ 200 soldats en Israël pour soutenir et surveiller le respect du cessez-le-feu à Gaza, dans le cadre d’une équipe internationale. Les responsables américains ont toutefois souligné que ces forces ne seraient pas déployées à Gaza.

Parallèlement, la situation sécuritaire à Gaza reste fragile. Depuis que les forces israéliennes ont pris le contrôle de vastes zones du territoire et ciblé les forces de sécurité du Hamas, le rôle de la police du Hamas, qui assurait un certain niveau de sécurité publique pendant 18 ans, s’est considérablement affaibli. Des familles locales et des groupes armés, dont certaines factions anti-Hamas soutenues par Israël, ont pris le relais, et sont accusés de détourner l’aide humanitaire, aggravant la crise de famine à Gaza.

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