Publié le 24 septembre 2023 18:45. Un soldat de la Garde nationale américaine est décédé des suites de blessures par balle près de la Maison Blanche, tandis qu’un autre lutte pour sa vie. L’incident a déclenché une réaction immédiate de la Maison Blanche, avec un renforcement des contrôles sur les ressortissants étrangers, notamment ceux venant d’Afghanistan.
- Un membre de la Garde nationale de Virginie-Occidentale a été mortellement blessé lors d’une fusillade à Washington.
- L’administration américaine a ordonné un examen approfondi des cartes vertes détenues par des ressortissants de pays considérés comme problématiques.
- Le traitement des demandes d’immigration en provenance d’Afghanistan a été suspendu.
Le président Donald Trump a annoncé la mort d’une femme soldat de la Garde nationale, originaire de Virginie-Occidentale, qui avait rejoint les rangs en juin 2023. Il l’a décrite comme une personne « très respectée, jeune et formidable ». Un autre membre de la Garde nationale, également blessé lors de la fusillade, « se bat pour sa vie » et se trouve dans un état critique, selon les déclarations de Trump.
En réponse à cet acte, qualifié de « terrorisme » par le président Trump, l’administration américaine a décidé de renforcer les contrôles en matière d’immigration. Joseph Edlow, chef de l’agence américaine d’immigration USCIS, a annoncé sur X (anciennement Twitter) un « examen approfondi et complet de toutes les cartes vertes de tous les étrangers de tous les pays à problèmes ». Une « carte verte » permet aux ressortissants étrangers de résider et de travailler de manière permanente aux États-Unis.
L’examen des cartes vertes s’accompagne d’une suspension temporaire du traitement des demandes d’immigration en provenance d’Afghanistan. Cette décision intervient après que l’auteur présumé de la fusillade a été identifié comme un ressortissant afghan de 29 ans. Le président Trump a également annoncé des vérifications concernant toutes les personnes originaires d’Afghanistan arrivées aux États-Unis sous l’administration précédente de Joe Biden.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le tireur avait eu des contacts avec la CIA en 2011. Les médias américains, citant des sources proches du dossier, rapportent que l’homme n’a montré aucun signe de radicalisation lors des contrôles effectués à son arrivée aux États-Unis en 2021. « Il s’est montré banal lors de tous les contrôles », ont indiqué CNN et un journaliste de Fox News. L’agence antiterroriste américaine NCTC (National Counterterrorism Center) avait également examiné son profil à cette époque, sans détecter de liens avec des organisations terroristes.
L’homme avait commencé à travailler pour la CIA vers 2011. Aucun lien avec des organisations terroristes afghanes n’a été établi, ni lors de sa collaboration avec les services secrets américains, ni lors de son entrée sur le territoire américain.
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