Dix ans après la tragédie du Colectiv, un incendie qui avait fait 65 morts et 162 blessés à Bucarest, la Roumanie continue de dépendre de l’aide européenne pour la prise en charge des victimes souffrant de brûlures graves. L’absence d’infrastructures spécialisées dans le pays a contraint de nombreux blessés à être soignés à l’étranger.
Le 30 octobre 2015, lors d’un concert gratuit du groupe de metalcore Goodbye to Gravity, un incendie s’est déclaré au Club Colectiv, une discothèque très fréquentée de la capitale roumaine. Des feux d’artifice tirés pendant le spectacle ont enflammé la mousse acoustique inflammable recouvrant les murs, et les flammes se sont propagées rapidement. Une succession de circonstances malheureuses, combinée à un manque de préparation et à une réponse tardive, a aggravé l’ampleur de la catastrophe.
En conséquence de l’incendie, 39 blessés ont été transférés vers des hôpitaux étrangers à l’automne 2015 pour recevoir les soins nécessaires. Selon un reportage publié dans le cadre du projet international PULSE et relayé par El Confidencial, cette tragédie a révélé un manque criant de capacités de traitement des brûlures graves en Roumanie, retardant ainsi la prise en charge des victimes.
« La tragédie a mis en évidence l’absence de mécanisme de traitement des brûlures graves, ce qui a retardé la sous-traitance », indique le reportage.
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