Publié le 15 décembre 2025 à 18h01. Une jeune femme vénézuélienne a été assassinée à Anvers par son ex-compagnon, qui avait pourtant l’interdiction de s’approcher d’elle. Ce féminicide relance le débat sur l’efficacité du système judiciaire face aux violences conjugales en Belgique.
- Une Vénézuélienne de 29 ans, Bethsy Vasquez, a été poignardée à mort par son ex-conjoint à Anvers.
- L’agresseur, Juan Lucena, âgé de 42 ans, a tenté de se suicider après les faits et a été placé en détention.
- La victime avait précédemment porté plainte pour menaces, violences et viols, mais l’agresseur avait été libéré sous condition avec un bracelet électronique.
Le drame s’est déroulé début décembre dans un appartement de la rue Hoogstraat à Anvers. Bethsy Vasquez a été retrouvée sans vie sur les lieux. Selon les premiers éléments de l’enquête, Juan Lucena est entré dans le domicile et a agressé la victime avec un couteau, malgré une interdiction judiciaire de contact.
Après avoir commis le meurtre, l’agresseur a infligé des blessures à sa propre poitrine, dans une tentative de suicide qui n’a pas abouti. Il a été immédiatement pris en charge par les services d’urgence et placé en détention provisoire.
La famille de Bethsy Vasquez exprime aujourd’hui son indignation et estime que les autorités n’ont pas suffisamment protégé la jeune femme. Ils soulignent qu’elle avait déjà signalé des menaces, des violences et des agressions sexuelles.
« Il a abusé de la liberté que lui donnait la justice »,
Proches de la victime, rapportés par Het Laatste Nieuws
Juan Lucena avait été arrêté en août et placé en détention préventive pendant un mois. Il avait ensuite été libéré sous condition, avec l’obligation de porter un bracelet électronique et une interdiction de contact avec Bethsy Vasquez. Le parquet belge confirme que cette interdiction était absolue, mais l’agresseur a réussi à contourner les mesures de contrôle.
Bethsy Vásquez était arrivée en Belgique il y a trois ans pour rejoindre sa famille à Anvers. Sa compagne l’avait rejointe quelques mois plus tard, avant que leur relation ne se termine. Après la rupture, Bethsy avait emménagé avec sa fille de 6 ans chez sa sœur à Ranst, puis avait trouvé son propre appartement, où elle tentait de reconstruire sa vie.
Ses proches la décrivent comme une femme dévouée à sa fille, passionnée par la cuisine et la décoration. Elle avait réussi à se créer une nouvelle vie après une relation marquée par la violence.
« C’est elle la victime. C’est sa fille qui va désormais devoir grandir sans sa mère »,
Sa sœur
L’enquête se poursuit sous la direction du parquet belge, qui a prolongé la détention de Juan Lucena d’un mois. L’agresseur a été interrogé à l’hôpital, mais la procédure a été limitée en raison de ses blessures.
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