Un homme de Virginie a été mis en examen vendredi pour avoir déposé deux engins explosifs artisanaux devant les sièges du Comité national républicain (RNC) et du Comité national démocrate (DNC) à Washington, la veille de l’assaut du Capitole américain. Cette arrestation représente une première étape dans l’enquête sur ces événements qui restent un mystère depuis près de cinq ans.
Brian Cole Jr., 30 ans, originaire de Woodbridge, a comparu devant un tribunal fédéral et a été placé en détention provisoire. Il n’a pas encore plaidé coupable. Selon des informations de NBC News, Cole a avoué les faits lors d’entretiens avec les enquêteurs, affirmant croire aux théories du complot concernant l’élection présidentielle de 2020.
Une demi-douzaine de membres de sa famille étaient présents à l’audience. Des cris de soutien, tels que « Nous t’aimons, Brian ! », ont retenti tandis qu’il était conduit hors de la salle d’audience, certains de ses proches en larmes. L’avocat de Cole et les membres de sa famille ont quitté le tribunal sans faire de déclaration.
Lors de sa comparution, Cole a déclaré avoir obtenu son diplôme d’études secondaires et n’avoir consommé ni alcool ni drogues qui auraient pu altérer sa compréhension de la situation. Il a précisé qu’il avait engagé un avocat et n’avait pas besoin d’un défenseur d’office. Son avocat, John Shoreman, n’a pas immédiatement répondu aux sollicitations des médias.
Un procureur fédéral a indiqué que le suspect avait coopéré avec les autorités pendant plus de quatre heures, sans toutefois divulguer le contenu de ces échanges. L’enquête a permis d’identifier Cole grâce à l’analyse des relevés de carte de crédit liés à l’achat de composants pour la fabrication des engins explosifs, ainsi qu’à des données de localisation de téléphones portables et de lecture de plaques d’immatriculation.
Bien que personne n’ait été blessé avant que les bombes ne soient neutralisées, le FBI a estimé que les deux engins étaient potentiellement mortels. La maison de Cole en Virginie était toujours considérée comme une scène de crime jeudi soir.
L’affaire doit reprendre le 15 décembre pour une audience de détention.
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