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UBS et Goldman Sachs abaissent leur recommandation sur Hermès International

UBS dégrade la note boursière d'Hermès International, abaissant sa recommandation à vendre et réduisant son objectif de cours.

UBS et Goldman Sachs abaissent leur recommandation sur Hermès International

UBS dégrade la note boursière d’Hermès International, abaissant sa recommandation à vendre et réduisant son objectif de cours.

Les analystes d’UBS ont abaissé leur recommandation de neutre à vendre, ramenant l’objectif de cours de 1 695 euros à 1 168 euros.

La maison Hermès fait face à la fin de sa croissance à deux chiffres

C’est le constat dressé par Goldman Sachs, dont les équipes menées par l’analyste Elwan Lamblin ont également émis une note de vente sur le titre. L’ère de l’expansion systématique d’une année sur l’autre semble révolue pour la marque au célèbre carré de soie.

Ce ralentissement structurel touche en premier lieu les articles hors maroquinerie, qui s’adressent traditionnellement à une clientèle particulièrement soucieuse de l’image de marque.

Le marché de l’occasion bouscule la rareté des produits

La révision à la baisse de l’objectif de cours à 1 168 euros s’appuie notamment sur une augmentation notable de l’offre de produits Hermès sur le marché de la seconde main, combinée à une hausse de la proportion de sacs dits non-quota, pointe l’analyste Susanna Pusch du côté d’UBS.

UBS et Goldman Sachs abaissent leur recommandation sur Hermès International
Photo : Lalibre

Cette normalisation des profits sur le marché de la revente transforme le profil de la demande. Le fabricant se trouve ainsi rendu plus vulnérable aux cycles économiques traditionnels.

La rareté soigneusement entretenue qui fondait en partie la puissance financière de la maison se trouve ainsi nuancée par l’abondance de pièces sur les plateformes d’échange alternatives.

Des marges exceptionnelles se heurtent à de strictes exigences boursières

Le groupe continue d’afficher une croissance soutenue et des marges exceptionnelles qui surpassent nettement celles de ses concurrents sur le marché international.

Cependant, cette rentabilité remarquable est désormais entièrement intégrée dans le cours de Bourse.

Les investisseurs s’interrogent ouvertement sur la capacité de la direction à maintenir un rythme de progression suffisant pour justifier une valorisation équivalente à 32 fois les bénéfices, un ratio nettement supérieur à celui d’autres géants du luxe comme LVMH, valorisé à environ 17 fois ses bénéfices.

Sur le plan de la répartition de son activité, la firme s’appuie à fin 2025 sur un réseau mondial de 294 magasins, dont le chiffre d’affaires se divise entre la France avec 9,8 %, le reste de l’Europe à 14,8 %, le Japon à 9,9 %, la zone Asie-Pacifique représentant la part prépondérante avec 41,9 %, les Amériques à 19,2 %, et enfin le Moyen-Orient à 4,4 %.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.