Les marchés boursiers affichent un dynamisme prometteur à l’approche de la semaine prochaine, porté par la performance des petites capitalisations et du secteur des semi-conducteurs. Malgré une certaine prudence concernant une potentielle bulle liée à l’intelligence artificielle, l’indice S&P 500 se rapproche de ses records historiques.
La fin de semaine est marquée par une progression continue des indices, les entreprises de petite taille surperformant le reste du marché. Le secteur des semi-conducteurs, bien que légèrement freiné par la performance de Nvidia, dépasse les géants technologiques du groupe dit « Magnificent 7 ». L’indice S&P à pondération égale a doublé le rendement de l’indice traditionnel au cours du dernier mois, en raison de la performance plus modeste de ces sept valeurs phares.
L’indice S&P 500 se situe désormais à seulement 30 points de son plus haut historique. L’indice à pondération égale a atteint un niveau record. Le « Magnificent 7 » accuse un recul de 2,8 % par rapport à ses sommets, tandis que les semi-conducteurs progressent de 1,3 %, malgré un retard de 13,6 % pour Nvidia (qui affiche néanmoins une hausse de 36,4 % depuis le début de l’année). Les perspectives d’atteindre de nouveaux sommets d’ici la fin de l’année restent fortes, à condition que Nvidia se redresse.
L’attention se concentre désormais sur la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) la semaine prochaine. Les investisseurs ne se demandent pas tant si une baisse des taux d’intérêt aura lieu, mais plutôt comment elle sera présentée. Une communication conciliante pourrait signaler le début d’une série de baisses, tandis qu’une approche plus prudente indiquerait une pause prolongée. Une absence de baisse des taux pourrait entraîner une forte volatilité à la baisse.
À moyen terme, une baisse des taux d’intérêt semble inévitable, quelle que soit l’évolution de l’inflation, notamment avec le remplacement de Jerome Powell par Donald Trump à la tête de la Fed en mai prochain. Cette baisse pourrait libérer une partie significative des 8 000 milliards de dollars (environ 7 400 milliards d’euros) actuellement placés sur les marchés monétaires, qui seraient réinvestis dans des obligations et des actions à dividendes, contribuant ainsi à une nouvelle baisse des rendements obligataires.
La tendance haussière actuelle est généralisée, tirée par les secteurs des technologies et des télécommunications. Seuls les services publics et la santé affichent de légères baisses. Sur le mois écoulé, seuls les secteurs de la technologie (-1,0 %) et des services publics (-1,6 %) sont en territoire négatif.
Les taux d’intérêt sont stables ce jour, mais restent à leur plus haut niveau depuis deux semaines, bien au-dessus des plus bas observés fin novembre. Ils sont influencés par des données économiques en décalage, notamment l’indice des prix à la consommation (PCE) de septembre, qui indique un taux d’inflation de 2,8 %, supérieur à l’objectif de 2 % de la Fed. Les données de confiance des consommateurs, issues de l’enquête de l’Université du Michigan, se sont améliorées, tout comme les anticipations d’inflation.
Sur le marché des matières premières, l’or a progressé de 1 % pour atteindre 2 385 $ (environ 2 200 €) l’once, affichant une hausse de 7,2 % sur un mois. L’argent se rapproche également de ses plus hauts historiques, avec une augmentation de plus de 23 % sur un mois. Le cuivre a atteint un nouveau record, se rapprochant de 5,50 $ (environ 5,10 €) la livre, avec une hausse de 9,4 % en un mois. Le pétrole brut a dépassé les 60 $ (environ 55 €) le baril, tandis que le gaz naturel continue de grimper, dépassant 5,40 $ (environ 5 €) par million de pieds cubes, avec une augmentation de 28 % en un mois. Les cryptomonnaies sont la seule classe d’actifs qui sous-performe actuellement, avec un retour à 61 000 $ (environ 56 000 €), en baisse de 12,3 % sur un mois. Des espoirs subsistent quant à une éventuelle approbation réglementaire qui pourrait élargir les échanges et attirer de nouveaux investisseurs.
Il est désormais très probable que de nouveaux sommets soient atteints avant la fin de l’année. À l’horizon 2026, les investisseurs pourraient être attirés par des catalyseurs de croissance tels que des dépenses publiques de relance, des réductions d’impôts et des taux d’intérêt plus bas. Des prises de bénéfices pourraient intervenir dans un premier temps, mais l’optimisme reste de mise. La tendance est clairement positive.
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