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un message clair à Trump

Publié le 16 janvier 2024. Face aux revendications territoriales de l'ancien président américain Donald Trump sur le Groenland, plusieurs pays européens, dont l'Allemagne, renforcent leur présence militaire dans la région arctique, suscitant des inquiétudes à Moscou. Un avion…

un message clair à Trump

Publié le 16 janvier 2024. Face aux revendications territoriales de l’ancien président américain Donald Trump sur le Groenland, plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, renforcent leur présence militaire dans la région arctique, suscitant des inquiétudes à Moscou.

  • Un avion de transport militaire allemand a acheminé 13 soldats vers le Groenland pour une mission de reconnaissance conjointe avec le Danemark.
  • Cette mission, baptisée « Arctic Resistance », vise à évaluer les possibilités de coopération militaire dans le cadre de l’OTAN, notamment en matière de surveillance maritime.
  • La Russie a critiqué ce déploiement, dénonçant une escalade sous prétexte de menaces russes et chinoises.

Le Danemark a sollicité l’aide de ses alliés européens après les déclarations controversées de Donald Trump, qui avait ouvertement exprimé son intérêt pour l’acquisition du Groenland, une île riche en ressources minérales et stratégiquement importante pour le contrôle des routes maritimes de l’Arctique. L’ancien président américain n’a pas exclu d’utiliser tous les moyens à sa disposition, y compris la force, pour atteindre cet objectif.

La mission allemande, qui s’inscrit dans une initiative plus large impliquant également la France, la Suède et la Norvège, a pour objectif de renforcer la présence militaire européenne dans la région et de rassurer le Groenland, territoire autonome du Danemark. Selon le ministère allemand de la Défense, il s’agit d’« obtenir une solide compréhension sur le terrain pour les conversations et la planification futures au sein de l’OTAN ».

Les tensions ont atteint un point culminant lors d’une réunion de crise à la Maison Blanche le 14 janvier, où les représentants du Danemark, du Groenland et des États-Unis n’ont pu parvenir à un accord. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti que toute attaque américaine contre un autre pays de l’OTAN mettrait fin à l’alliance.

« Si les États-Unis attaquaient un autre pays de l’OTAN, c’est fini. »

Mette Frederiksen, Première ministre danoise

Le gouvernement groenlandais a fermement rejeté les revendications de Trump, comme en témoigne le message visible sur des vêtements vendus à Nuuk : « Le Groenland n’est pas à vendre ». Image du message « Le Groenland n’est pas à vendre »

Donald Trump justifie son intérêt pour le Groenland par des impératifs de sécurité nationale, notamment la construction du système de défense antimissile américain « Golden Dome ». Il estime que l’OTAN devrait faciliter l’acquisition du territoire par les États-Unis, sous peine de le voir tomber entre les mains de la Russie ou de la Chine. Il a récemment déclaré sur son réseau social Truth Social que l’OTAN serait « beaucoup plus puissante et efficace lorsque le Groenland sera aux mains des États-Unis ».

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a souligné l’augmentation de l’activité militaire russe et chinoise dans l’Arctique, qui menace la liberté de transport, de communication et de commerce.

« La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l’Arctique à des fins militaires, mettant ainsi en danger la liberté de transport, de communication et de commerce. L’OTAN ne permettra pas cela et continuera à défendre l’ordre international fondé sur des règles. »

Boris Pistorius, ministre allemand de la Défense

Les partis politiques allemands ont salué le déploiement de soldats allemands au Groenland comme un signe de solidarité européenne. Siemtje Möller, du SPD, a déclaré que l’Europe démontrait ainsi sa volonté d’assumer la responsabilité de sa propre sécurité. Les Verts ont qualifié cette mesure de « symbole puissant ». Friedrich Merz, de l’opposition, a averti que les États-Unis devraient assumer les conséquences de toute action susceptible de saper la cohésion de l’OTAN. Ulrich Thoden, de la Gauche, a critiqué la mission, la qualifiant de « ballon sonde » pour un déploiement plus important.

La Russie a dénoncé le déploiement de troupes de l’OTAN au Groenland, le qualifiant de prétexte pour accroître la présence militaire de l’alliance dans la région. L’ambassade de Russie à Bruxelles a déclaré que cette mission militaire « nous préoccupe énormément ».

(tm/ms)

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.