Publié le 3 janvier 2026 à 08h17. Le Paris FC s’apprête à vivre un derby unique dans l’histoire, défiant son rival parisien, le Paris Saint-Germain, à seulement 44 mètres de son propre stade. Malgré un écart de niveau considérable, le club francilien aborde cette rencontre avec détermination, tout en étant confronté à d’importantes absences.
- Le Paris FC dispute un derby face au PSG, le plus court déplacement de l’histoire du football professionnel.
- Plusieurs joueurs clés du PFC, dont Ilan Kebbal, seront absents pour cause de participation à la Coupe d’Afrique des Nations.
- Le club mise sur sa formation pour rivaliser à long terme avec le PSG.
Dimanche, le Paris FC et le Paris Saint-Germain se retrouveront pour un derby inédit. L’antre du PFC, Jean-Bouin, n’est séparée du Parc des Princes que par 44 mètres, une proximité géographique qui donne une saveur particulière à cette rencontre, la première depuis 1990. Si le PSG domine outrageusement le football parisien et français, le PFC assume pleinement son rôle de petit frère, conscient de l’écart qui le sépare de son illustre voisin.
« C’est un derby parce qu’on est à côté, c’est certain. Mais footballistiquement parlant, ce n’est pas un choc comme peut l’être un AC Milan – Inter, bien sûr. »
Ilan Kebbal, joueur du Paris FC
L’absence d’Ilan Kebbal, l’un des joueurs polyvalents du PFC, affaiblit encore un peu plus l’équipe pour ce match. Il est retenu par la Coupe d’Afrique des Nations avec l’Algérie. Kebbal relativise cependant :
« Ce n’est pas encore un choc du moins, on était en Ligue 2 la saison passée, on est 14e de Ligue 1 (14ème au classement) et on fait face au champion d’Europe, la meilleure équipe du monde. Mais on se battra, c’est une certitude, car c’est dans notre ADN. »
Ilan Kebbal, joueur du Paris FC
Dans les coulisses du club, l’objectif est clair : afficher un visage présentable et éviter une déroute. Les difficultés sportives actuelles du Paris FC sont exacerbées par les départs de cinq joueurs internationaux africains (Krasso, Kebbal, Chergui, Traoré, Simon), et l’absence d’un latéral droit de métier. La fenêtre de transfert hivernale, bien que prometteuse, ne permettra probablement pas de voir de nouvelles recrues intégrées immédiatement dans l’équipe.
Antoine Arnault, un supporter du PSG à la tête du PFC
Le propriétaire du Paris FC, Antoine Arnault, ne cache pas son affection pour le PSG, dont il est supporter depuis l’âge de 12 ans. Il ne souhaite pas entrer en conflit avec les dirigeants parisiens qu’il connaît bien. Il voit dans le PFC un club complémentaire, avec une identité plus populaire et familiale.
« Le PSG a une place prédominante dans le paysage du foot parisien et français mais il y a de la place pour deux clubs à Paris, et même pour deux grands clubs j’en suis persuadé. Mais ce sera une autre proposition, avec un club aux racines plus populaires, plus familiales peut être. »
Antoine Arnault, propriétaire du Paris FC
Un antagonisme modéré entre les supporters
L’animosité entre les supporters des deux clubs est également limitée. Si les ultras du PFC cherchent à se démarquer de l’image du PSG, beaucoup de supporters parisiens apprécient les deux équipes. L’arrivée du Qatar au PSG et le caractère familial du PFC ont contribué à créer une certaine distance, mais pas de fracture profonde. Mouss, supporter du PFC croisé près du stade Jean-Bouin, témoigne :
« Le PSG c’est un historique de la L1, les stades sont à côté, c’est magnifique. Ce sont deux clubs que j’apprécie particulièrement en étant de la région. On est d’abord fan du PFC mais on soutient le PSG, en Ligue des Champions notamment. Il y a zéro animosité, ce sont deux voisins qui s’entendent très bien. »
Mouss, supporter du Paris FC
La formation, un axe de développement majeur
Le Paris FC mise sur sa formation pour rivaliser avec le PSG à long terme. Des travaux d’agrandissement importants sont en cours au centre de formation d’Orly, qui passera de 3 à 9 terrains. Le président Pierre Ferracci ambitionne d’en faire le « moteur économique et sportif du PFC », profitant du potentiel de la région parisienne, considérée comme « le premier vivier de talents au monde » selon Antoine Arnault. Cependant, le PSG est déjà très performant dans ce domaine, avec l’éclosion récente de jeunes talents comme Warren Zaïre-Emery, Ibrahim Mbaye, Quentin Ndjantou et Senny Mayulu.
Antoine Arnault espère que le PFC pourra attirer des joueurs en leur offrant des opportunités de jeu en équipe première et une valorisation sportive.
« Même si le nom est moins prestigieux que la marque PSG, avoir des opportunités de jouer en équipe première et d’être valorisé par le PFC peut donner envie à certains joueurs et à certaines familles de nous choisir. »
Antoine Arnault, propriétaire du Paris FC
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