Publié le 21 novembre 2025 à 23h28. Un astrophysicien de Harvard remet en question l’évaluation récente de la NASA concernant un objet interstellaire, 3I/ATLAS, suggérant qu’il pourrait être bien plus grand et potentiellement plus intrigant qu’une simple comète.
- Avi Loeb, un spécialiste reconnu, souligne une anomalie dans la taille de l’objet qui n’a pas été prise en compte par la NASA.
- 3I/ATLAS, le troisième objet interstellaire identifié dans notre système solaire, a suscité des spéculations sur une possible menace extraterrestre.
- L’objet, âgé d’environ sept milliards d’années, a frôlé Mars en octobre et atteindra son point le plus proche de la Terre le 19 décembre.
L’objet interstellaire 3I/ATLAS, détecté il y a quelques mois, continue de susciter le débat au sein de la communauté scientifique. Alors que la NASA a récemment classé cet étrange visiteur cosmique comme une comète inoffensive, l’astrophysicien Avi Loeb, de l’Université Harvard, exprime de sérieuses réserves. Il estime que l’agence spatiale américaine a minimisé un élément crucial : la taille de l’objet.
Depuis son entrée dans notre système solaire, 3I/ATLAS a alimenté les spéculations, notamment sur les réseaux sociaux, où certains évoquent même une menace extraterrestre. La NASA a tenté de calmer ces inquiétudes en affirmant que la comète ne représentait aucun danger pour la Terre et ne s’approcherait pas à moins de 170 millions de kilomètres. Elle a également précisé que l’objet était passé à environ 19 millions de kilomètres de Mars début octobre.
Selon les données du télescope spatial James Webb, 3I/ATLAS est âgé d’environ sept milliards d’années et provient d’un autre système solaire, soulignant l’immensité de son voyage. Même Elon Musk, l’homme d’affaires, a plaisanté sur la nécessité de constituer une équipe de super-héros pour défendre la planète.
Cependant, Avi Loeb insiste sur un point précis.
« L’anomalie principale que je trouve extrêmement déconcertante, et qu’ils n’ont même pas évoquée, est la taille de l’objet. »
Avi Loeb, astrophysicien
Il estime, en se basant sur les données disponibles, notamment celles du télescope James Webb, que 3I/ATLAS a un diamètre d’au moins cinq kilomètres, et pourrait même être plus grand.
Cette estimation de taille est significativement plus importante que celle des objets interstellaires précédemment identifiés.
« Cela signifie qu’elle est 1 000 fois plus massive que la précédente comète interstellaire, découverte en 2019. »
Avi Loeb, astrophysicien
Loeb ajoute que l’objet est environ un million de fois plus massif qu’Oumuamua, le premier objet interstellaire détecté. Pour lui, cette disparité pose une question fondamentale :
« Quand on voit que le troisième objet est mille fois plus massif que le deuxième et un million de fois plus massif que le premier, cela devrait soulever une grande question : comment est-ce possible ? »
Avi Loeb, astrophysicien
Loeb s’interroge également sur la probabilité que 3I/ATLAS soit si facilement visible et ait pu être observé pendant plusieurs mois par les scientifiques de la NASA. Il estime que les objets interstellaires ont une chance sur 500 de s’aligner sur le plan écliptique des planètes, ce qui rend sa persistance dans le champ d’observation particulièrement improbable pour une simple comète. Il suggère ainsi que l’agence nord-américaine pourrait ne pas avoir révélé tous les éléments concernant cet objet.
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