Publié le 12 janvier 2026 à 12h57. Mels van B., accusé d’abus sexuels sur de nombreuses jeunes filles, a avoué avoir utilisé de fortes doses de somnifères pour les maintenir endormies pendant ses agressions, révélant des détails glaçants devant le tribunal.
- Mels van B. a admis avoir abusé de victimes à son domicile et dans un camping, tout en réalisant des enregistrements.
- Il utilisait du témazépam, parfois à des doses bien supérieures à celles recommandées, pour anesthésier ses victimes.
- L’affaire a été révélée en septembre 2024 grâce au témoignage courageux d’une fillette de 10 ans.
Le procès de Mels van B., 46 ans, a débuté par des révélations choquantes sur la méthode employée par l’accusé pour commettre ses crimes. Il a confirmé avoir administré de fortes doses de témazépam, un puissant somnifère, à ses victimes afin de s’assurer qu’elles restaient inconscientes pendant les abus. Selon ses propres dires, il obtenait ce médicament sur prescription pour ses troubles du sommeil, mais en commandait également sur internet.
Les faits remontent à une période allant de 2014 à 2016. Van B. a avoué avoir abusé de jeunes filles à son domicile et dans un camping situé à Hoeven, dans le Brabant-Septentrional. Il a également reconnu avoir réalisé des enregistrements compromettants. L’affaire a pris un tournant décisif en septembre 2024, lorsqu’une fillette de 10 ans a trouvé le courage de dénoncer les agressions, déclenchant une enquête approfondie. Le témoignage de cette jeune victime a été déterminant pour faire éclater l’affaire.
Lors de l’audience, des détails particulièrement horribles ont été révélés. L’accusé a admis avoir injecté son propre sperme à certaines victimes et avoir utilisé des instruments sexuels et médicaux qu’il avait découverts dans des films pour adultes. La plupart de ses victimes étaient des enfants en âge scolaire primaire. Il a également reconnu avoir drogué sa propre fille, âgée de moins de trois ans à l’époque, afin qu’elle ne se réveille pas.
Le juge a interrogé Van B. sur la provenance des pilules de témazépam qu’il commandait sur internet, lui demandant comment il pouvait s’assurer de leur sécurité. L’accusé a répondu froidement : « Je les ai essayées moi-même. » Les pilules contenaient une dose de 20 milligrammes par capsule, une dose généralement prescrite aux adultes. Cependant, Van B. a administré à plusieurs reprises trois ou quatre gélules pour enfants, une dose excessive qui, selon les experts, pouvait entraîner des problèmes respiratoires graves. L’accusé a affirmé ne pas avoir conscience de ces risques.
L’accusé a semblé confirmer la plupart des faits qui lui étaient reprochés, bien qu’il ait parfois affirmé ne plus s’en souvenir. Le juge a noté que Van B. était « incroyablement précis » dans ses récits, mais qu’il affichait un manque de mémoire sur d’autres points. « N’y a-t-il pas eu de moments où vous avez pensé : je vais arrêter ? » lui a demandé le juge. « Oui, il y en a eu », a répondu l’accusé. « Mais cela n’a pas fonctionné », a conclu le juge.
Van B. est soupçonné d’avoir abusé d’un total de 31 enfants, dont 18 auraient été agressés physiquement. Il est également accusé d’avoir réalisé des images compromettantes d’autres enfants. Il a été soumis à une expertise psychiatrique au Centre Pieter Baan, où il a exprimé ses regrets. Les experts recommandent une mesure de sécurité avec traitement obligatoire (TBS). L’affaire se poursuivra demain à 9 heures.
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