Home SantéUn test sanguin de routine pourrait indiquer qui bénéficie le plus de la thérapie CAR T dans le lymphome non hodgkinien

Un test sanguin de routine pourrait indiquer qui bénéficie le plus de la thérapie CAR T dans le lymphome non hodgkinien

by Sophie Martin

Publié le 9 décembre 2025 à 13h07. Une simple analyse sanguine de routine pourrait permettre aux médecins de mieux anticiper l’efficacité d’une thérapie innovante contre le lymphome et d’adapter le traitement en conséquence, améliorant ainsi les chances de succès pour les patients.

  • Une analyse du nombre de lymphocytes dans le sang pourrait prédire la réponse des patients atteints de lymphome non hodgkinien traités par thérapie CAR T.
  • Un nombre élevé de lymphocytes et une augmentation rapide de ce nombre après le début du traitement sont associés à de meilleurs résultats en termes de survie et de rémission.
  • Ce marqueur est facile à mesurer avec les outils déjà disponibles en milieu hospitalier et à faible coût.

Des chercheurs du Fox Chase Cancer Center et de Temple Health ont mis en évidence le potentiel d’un test sanguin couramment pratiqué pour affiner la prise en charge des patients atteints de lymphome non hodgkinien. Leur étude, publiée dans la revue Blood et présentée lors du 67e congrès annuel de l’American Society of Hematology (ASH), suggère que le suivi de l’évolution du nombre de lymphocytes peut fournir des informations précieuses sur la réponse à la thérapie cellulaire CAR T.

La thérapie CAR T, une approche immunologique de pointe, consiste à modifier génétiquement les cellules T du patient pour qu’elles reconnaissent et détruisent les cellules cancéreuses. Bien qu’elle offre des résultats prometteurs, notamment pour les patients ayant échoué aux traitements conventionnels, la plupart finissent par voir leur maladie réapparaître. Identifier rapidement les patients à risque de rechute est donc crucial pour adapter la stratégie thérapeutique.

L’étude a porté sur des patients atteints de lymphome non hodgkinien récidivant ou réfractaire, traités par axicabtagene ciloleucel (Yescarta). Les résultats ont démontré que les patients présentant un nombre initial de lymphocytes (ALC) élevé avaient une survie sans progression significativement plus longue et une meilleure survie globale. De plus, ceux dont l’ALC augmentait le plus rapidement dans les dix premiers jours suivant le traitement affichaient un taux de rémission complète plus élevé.

« Si nous constatons qu’un patient a un faible niveau d’ALC et risque de rechuter, nous pouvons envisager une autre stratégie. Trouver un marqueur dynamique, facile à analyser et capable d’influencer positivement le traitement est une avancée importante. »

Helen Gandler, médecin résidente à l’hôpital Temple

Selon les chercheurs, cette découverte est particulièrement encourageante car elle permet d’utiliser un outil de diagnostic simple et peu coûteux, déjà disponible dans la plupart des hôpitaux. Le suivi de l’évolution du nombre de lymphocytes pourrait ainsi aider les médecins à prendre des décisions thérapeutiques plus éclairées et à personnaliser le traitement en fonction de la réponse individuelle de chaque patient.

L’équipe de recherche prévoit d’étudier l’évolution de l’ALC dans d’autres groupes de patients, notamment ceux recevant du lisocabtagène maraleucel, un autre type de thérapie CAR T. Ces travaux s’inscrivent dans un effort plus large visant à optimiser l’utilisation de la thérapie CAR T et à mieux comprendre ses effets sur différentes populations de patients. Plus d’informations sur les recherches du Fox Chase Cancer Center.

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