Home NouvellesUne Californienne déménage en Suède à la recherche d’une nouvelle aventure

Une Californienne déménage en Suède à la recherche d’une nouvelle aventure

by Nicolas Lefèvre

Quitter le soleil de Californie pour la quiétude des lacs suédois : un rêve devenu réalité pour Arabella Carey Adolfsson, mais un changement de vie qui s’avère plus complexe que prévu. L’Américaine partage son expérience d’expatriation, entre beauté sauvage et isolement affectif.

Installée sur la petite île de Torpön, au bord du lac Sommen, depuis 2022, Arabella Carey Adolfsson, originaire de San Diego, apprécie la sérénité de son nouvel environnement. « C’est magnifique ici », confie-t-elle. « La Suède est splendide, le lac est magnifique, l’air est pur et il n’y a pas de circulation. » Elle et son mari, Stefan, un Suédois rencontré en 2009, profitent des paysages pittoresques, alternant entre excursions en bateau et découvertes des environs.

Le couple avait déjà tenté de s’installer en Suède en 2016, à Lund, près de Malmö, mais Arabella était rentrée aux États-Unis après deux ans et demi, rongée par le mal du pays. Le retour en Scandinavie s’est concrétisé grâce à une annonce fortuite en août 2022 : une charmante maison meublée au bord du lac était à vendre. L’acquisition a été rapide et, en octobre, ils emménageaient à Torpön.

C’est seulement une fois sur place qu’Arabella a pris conscience de l’isolement de leur nouvelle demeure. L’île, peu peuplée, se trouve à au moins trente minutes de route de ce qu’elle appelle la « civilisation ». Un dépaysement culturel important, surtout pour une personne sociable comme elle. « Je suis quelqu’un qui aime les gens et qui tire son énergie du contact avec les autres », explique-t-elle. À Torpön, les habitants ont tendance à être plus réservés et se faire des amis s’est avéré difficile.

L’absence de sa grande famille élargie, à laquelle elle était très attachée à San Diego, est l’un des ajustements les plus difficiles. « Une grande partie de ma vie m’a été enlevée », déplore-t-elle. « Et je n’ai toujours pas trouvé quoi la remplacer. » Elle apprécie néanmoins de pouvoir parler régulièrement à sa sœur, qui vit en Allemagne et partage le même fuseau horaire.

La vie à Torpön exige une « réinitialisation mentale », selon Arabella. Il faut s’adapter à un rythme différent, surtout en hiver, lorsque l’île est presque déserte. Le couple planifie soigneusement ses courses et se replie chez lui lorsque la neige tombe, profitant de ce temps pour se détendre et savourer des moments de convivialité.

Malgré ces défis, Arabella apprécie les avantages de sa nouvelle vie. Le coût de la vie est plus abordable qu’en Californie, notamment en ce qui concerne le logement et les soins de santé. Elle souligne également le « manque de stress » qu’elle ressent. Elle profite de la proximité de l’Europe pour voyager : Slovénie, Lettonie, Portugal, Allemagne, Majorque… Elle immortalise ses découvertes en photographies et travaille sur un livre pour enfants inspiré par ses petits-enfants.

L’apprentissage du suédois reste un obstacle, malgré des cours suivis. La réserve des Suédois, différente des chaleureuses traditions hispaniques d’Arabella, nécessite également un ajustement. « Nous sommes très tactiles, nous faisons beaucoup de câlins et de baisers », explique-t-elle. « Les Suédois sont plus distants. »

Pour l’avenir, Arabella envisage de continuer à vivre en Suède, tout en revenant régulièrement à San Diego. Elle espère un jour convaincre son mari de revenir s’installer définitivement en Californie.

Son conseil aux personnes envisageant un déménagement similaire plus tard dans la vie : « Assurez-vous d’avoir un lien fort avec le lieu et comprenez que cela prendra du temps. Vous vous sentirez parfois seul et isolé, et vous aurez des jours difficiles où vous souhaiterez être à la maison. Mais vous créerez aussi de beaux souvenirs. »

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.