Publié le 2024-06-20 10:00:00. Une cantinière irlandaise a remporté son recours pour licenciement abusif après avoir été informée de la fin de son contrat par SMS, alors que son employeur était en difficulté financière et l’accusait de comportement inapproprié.
- Une cantinière a gagné son procès contre son ancien employeur pour licenciement abusif.
- Elle a été informée de la fin de son emploi par SMS, plusieurs mois après la date présumée de son départ.
- L’employeur a justifié cette communication tardive par une simple « courtoisie » et a soulevé des questions sur ses performances et son comportement.
Une cantinière a obtenu gain de cause devant la Commission des relations sur le lieu de travail (WRC) après avoir été licenciée de son poste dans une école. La femme, dont l’identité n’a pas été divulguée, avait prévu de reprendre son travail après les vacances d’été, mais a reçu un SMS inattendu du secrétaire de l’entreprise lui annonçant la fin de son emploi en mai dernier.
Lors d’un appel téléphonique ultérieur, la cantinière a affirmé ne pas avoir été informée de cette décision. Selon elle, le secrétaire de l’entreprise aurait répondu : « Vous êtes vieille, vous ne vous souvenez pas qu’on vous l’ait dit ». Le secrétaire a nié ces propos, affirmant ne pas connaître la date de naissance de la plaignante et l’accusant en retour de propos racistes et injurieux, accusations qu’elle a également réfutées.
La cantinière a déposé une plainte en vertu de l’article 13 de la loi sur les relations industrielles de 1969, estimant avoir été licenciée sans préavis ni justification valable le 8 août 2024. Son ancien employeur, qui assurait la restauration dans une école dont le nom n’a pas été révélé, a soutenu qu’il s’agissait d’un contrat à durée déterminée arrivé à échéance en mai 2024.
Elizabeth Spelman, responsable de l’arbitrage à la WRC, a souligné les contradictions importantes dans les témoignages des deux parties. La plaignante a présenté des relevés téléphoniques prouvant qu’elle avait manqué deux appels du secrétaire de l’entreprise le 8 août, suivis d’un message WhatsApp lui indiquant que ses services ne seraient plus requis à la cantine, et que son emploi avait pris fin en juin.
Mme Spelman a jugé « difficile à comprendre » pourquoi le secrétaire de l’entreprise l’aurait contactée le 8 août pour l’informer de la fin de son emploi si celui-ci était déjà effectif depuis des mois. L’entreprise a justifié l’envoi de ce message par une simple « courtoisie », affirmant que la cantinière n’avait pas fourni les services attendus et qu’une autre personne avait été embauchée pour la remplacer.
La directrice de l’entreprise, épouse du secrétaire, a témoigné devant la WRC qu’elle avait exprimé des inquiétudes concernant les « sacs d’épices débordants » que la plaignante aurait distribués aux élèves.
Dans sa décision, Mme Spelman a conclu que la cantinière avait été licenciée sans préavis en août 2024 et que ce licenciement était abusif tant sur le fond que sur la forme. Elle a accordé à la plaignante une indemnité de 900 euros, équivalant à environ un mois de salaire.
L’entreprise connaissait des difficultés financières, avec des « faibles ventes » et des dettes envers ses fournisseurs. Des témoignages contradictoires ont émergé quant à la communication de la fin de l’emploi, certains affirmant que la cantinière avait été informée d’une cessation d’emploi en mai 2024, tandis qu’un ancien collègue a déclaré qu’on lui avait souhaité de bonnes vacances et qu’on lui avait assuré qu’elle serait de retour en août.
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