Publié le 9 décembre 2025 10h14. Une grand-mère galloise se dit profondément marquée après avoir été agressée par une inconnue enceinte lors d’une cérémonie funéraire, et exprime son dégoût face à la clémence de la peine prononcée.
- Belinda Stickland, 65 ans, a subi des côtes cassées et une perforation pulmonaire lors de l’agression.
- L’agresseuse, Danielle Oliver, 39 ans, a été condamnée à une peine de 66 semaines avec sursis.
- Mme Stickland affirme que sa vie a été bouleversée et qu’elle vit désormais dans la peur.
Belinda Stickland, une retraitée du Pays de Galles, peine à se remettre d’une agression violente survenue lors d’un enterrement. Le 9 juin 2024, alors qu’elle assistait aux funérailles du compagnon de sa meilleure amie dans un club conservateur de Splott, Cardiff, elle a été attaquée sans provocation par Danielle Oliver, une femme enceinte de 22 semaines.
L’agression a laissé Mme Stickland avec cinq côtes cassées du côté droit, une côte fracturée du côté gauche et une perforation pulmonaire. Hospitalisée pendant 12 jours, elle a dû lutter pour sa vie. Elle se souvient avoir été frappée violemment à la tête, avant de s’effondrer, désorientée et souffrant de douleurs intenses.
« J’ai ressenti un violent coup de poing sur le côté de la tête. La douleur m’a traversé le visage et l’instant d’après, j’étais au sol, hébétée et complètement désorientée. »
Belinda Stickland, victime de l’agression
Danielle Oliver, mère de trois enfants, n’a jamais expliqué les raisons de son geste. Elle a été identifiée grâce à des images de vidéosurveillance du club et arrêtée deux jours après l’incident. En juillet, elle a été condamnée par la Crown Court de Cardiff à une peine de 66 semaines de prison avec sursis pour une durée de deux ans.
Une sentence que Belinda Stickland juge inacceptable.
« Je suis dégoûtée par cette sentence. Elle est libérée pendant que je continue à vivre avec les conséquences. »
Belinda Stickland, victime de l’agression
Mme Stickland, qui souffre déjà d’arthrite et de problèmes cardiaques, et a subi deux arthroplasties de la hanche, explique que cet événement a profondément modifié sa vie. Elle vit désormais dans la peur et ne se sent plus en sécurité, même pour effectuer des courses simples.
Le juge Simon Mills, lors de la détermination de la peine, avait souligné la gravité des actes de violence, même lorsqu’ils semblent isolés. Il a rappelé que de tels gestes peuvent avoir des conséquences désastreuses, allant jusqu’à l’homicide involontaire. Il a également noté que l’état de grossesse de l’agresseuse et son traitement médical pouvaient avoir influencé son comportement.
« Vous auriez pu aujourd’hui faire l’objet de poursuites pour homicide involontaire. […] Les conséquences peuvent être véritablement catastrophiques et elles l’ont sans doute été dans ce cas. »
Juge Simon Mills, Crown Court de Cardiff
Belinda Stickland, soutenue par sa fille Jinaise Joseph et son partenaire Rob, se bat pour se reconstruire après cette épreuve traumatisante.
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