Home Technologie et scienceUne étude à laquelle a participé le professeur de l’ULE Jorge García Girón a mis en lumière les derniers dinosaures ayant mis les pieds aux États-Unis

Une étude à laquelle a participé le professeur de l’ULE Jorge García Girón a mis en lumière les derniers dinosaures ayant mis les pieds aux États-Unis

by Thomas Caron

Publié le 24 octobre 2025. Une équipe internationale de paléontologues, incluant un chercheur de l’Université de León, a révélé de nouvelles données sur les derniers dinosaures ayant vécu avant l’impact de l’astéroïde qui a marqué la fin du Crétacé, remettant en question les théories antérieures sur leur déclin.

  • Des fossiles découverts au Nouveau-Mexique témoignent de la prospérité des dinosaures juste avant l’extinction massive.
  • L’étude, publiée dans la revue Science, met en évidence une diversité inattendue dans les écosystèmes de l’époque.
  • Les résultats suggèrent que l’impact de l’astéroïde a été un événement soudain et dévastateur, plutôt qu’une conséquence d’un lent déclin des dinosaures.

Des recherches menées dans le bassin de San Juan, au nord-ouest du Nouveau-Mexique, ont permis de mettre au jour des fossiles de dinosaures datant des dernières centaines de milliers d’années précédant l’impact de l’astéroïde il y a environ 66 millions d’années. Ces découvertes, publiées dans la prestigieuse revue Science, offrent un aperçu inédit des écosystèmes dominés par les dinosaures juste avant leur disparition.

Jorge García Girón, professeur d’écologie à l’Université de León (ULE), est l’un des principaux auteurs de l’article intitulé « Les dinosaures du Nouveau-Mexique survivant tardivement éclairent la diversité et la provincialité du haut de gamme du Crétacé ». L’étude révèle que les dinosaures du Nouveau-Mexique, contrairement à ceux du nord des États-Unis, étaient dominés par une espèce de sauropode à long cou, l’Alamosaurus, qui pouvait atteindre plus de 18 mètres de long et peser entre 30 et 80 tonnes (30 000 à 80 000 kg).

Selon Andrew Flynn, professeur de géologie à l’Université d’État du Nouveau-Mexique et principal auteur de l’étude,

« Les dinosaures Naashoibito vivaient en même temps que de grandes stars de l’imaginaire collectif, comme le Tyrannosaurus rex ou le Triceratops. Ces animaux n’étaient pas en déclin. Au contraire, leurs communautés étaient constituées de nombreuses espèces et variétés différentes. »

Les chercheurs ont utilisé la direction du pôle magnétique enregistrée dans les roches, ainsi que des analyses chimiques, pour déterminer l’âge précis des fossiles. Ils ont ainsi constaté que les dinosaures du Nouveau-Mexique avaient le même âge géologique que ceux de la formation Hell Creek, dans le Dakota du Nord et le Montana, où l’on trouve notamment les restes de Tyrannosaurus rex et de Triceratops. Cette découverte contredit l’hypothèse selon laquelle les dinosaures étaient déjà en voie de disparition avant l’impact de l’astéroïde.

Jorge García Girón souligne :

« Nos analyses montrent que les dinosaures du Nouveau-Mexique, constitués d’espèces complètement différentes de celles du Wyoming, du Montana et du Dakota du Nord, ont le même âge géologique. Ce que révèlent nos recherches, c’est que les dinosaures n’étaient pas voués à disparaître avant la grande extinction. Ils étaient en pleine forme, prospères, et il semble que l’impact de l’astéroïde les a soudainement assommés. »

L’étude révèle également que les mammifères ayant survécu à l’extinction ont conservé une grande diversité biologique, contrairement à ce qui s’observe lors d’autres extinctions massives. Steve Brusatte, professeur de paléontologie et d’évolution à l’université d’Édimbourg et co-auteur de l’étude, explique :

« Les mammifères des régions du nord et du sud de l’Amérique du Nord se sont révélés très différents les uns des autres au début de l’ère cénozoïque, contrairement à d’autres extinctions massives au cours desquelles les écosystèmes et leurs communautés biologiques sont devenus plus uniformes. »

En conclusion, cette recherche apporte de nouvelles preuves que la disparition des dinosaures a été un événement brutal et inattendu, et non le résultat d’un lent déclin écologique. Les fossiles du Nouveau-Mexique témoignent de la prospérité des dinosaures jusqu’à l’impact de l’astéroïde, qui a mis fin à leur règne sur Terre.

L’article complet est disponible sur le site de Science : LIEN.

(IMAGES : 1.- L’équipe de scientifiques a passé plus de 10 ans à chercher des fossiles dans le bassin de San Juan, au nord-ouest du Nouveau-Mexique, pour retrouver les derniers écosystèmes dominés par les dinosaures, démontrant que ces animaux prospéraient au Nouveau-Mexique juste avant l’impact de l’astéroïde. (Image ©Andrew Flynn) 2 : Illustration ©Natalia Jagiella. 3 : Jorge García Girón, professeur d’écologie à l’ULE, ©Alejandro Nistal García) 4.- La chute de l’astéroïde a provoqué la disparition des dinosaures)

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