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Une étude de la Vall d’Hebron décrit la diversité des

by Sophie Martin

Publié le 25 novembre 2025 06:59:00. Des chercheurs de l’Institut de recherche de Vall d’Hebron (VHIR) ont identifié les différents types de cellules où le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) peut se cacher, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour éliminer définitivement le virus chez les personnes infectées.

  • L’étude révèle que le VIH se cache dans une grande variété de cellules, variant selon les tissus et même au sein d’un même tissu.
  • Les médicaments actuels de réactivation de la latence virale montrent une efficacité variable selon les types de cellules et les tissus infectés.
  • Cette recherche souligne la nécessité de combiner plusieurs médicaments pour éliminer complètement les réservoirs de VIH et guérir l’infection.

Les traitements antirétroviraux permettent aujourd’hui de contrôler efficacement le VIH et d’empêcher la progression de l’infection. Cependant, ils ne parviennent pas à éradiquer complètement le virus, qui persiste sous forme inactive dans certaines cellules du système immunitaire. Ces cellules constituent des réservoirs viraux, un obstacle majeur à la guérison des personnes vivant avec le VIH.

Pour mieux comprendre la composition de ces réservoirs, l’équipe du VHIR a développé des modèles tissulaires à partir d’échantillons d’amygdales, d’intestins et de col de l’utérus obtenus lors d’interventions chirurgicales. Ces modèles ont ensuite été infectés par le VIH, permettant ainsi de reproduire les conditions réelles dans lesquelles le virus reste latent dans ces tissus. Cette approche se distingue des études précédentes, qui utilisaient souvent des modèles moins représentatifs de la complexité biologique humaine.

Les résultats de l’étude, publiés dans Communications Nature, démontrent que le VIH se réfugie dans une diversité de cellules selon les tissus. Dans les amygdales, le virus se concentre principalement dans les cellules impliquées dans la réponse immunitaire des ganglions lymphatiques. Dans l’intestin, en revanche, les cellules mémoire résidant dans les tissus constituent le principal réservoir. De plus, les chercheurs ont observé que même au sein d’un même tissu, un même type de cellule peut se comporter différemment face au virus.

« Nous avons découvert qu’il existe de nombreux types de cellules qui maintiennent le VIH à l’état latent, et qu’elles sont très différentes selon les tissus et même au sein d’un même tissu. »

Dr Ana Gallego Cortés, chercheuse postdoctorale dans le groupe des maladies infectieuses du VHIR et première auteure de l’étude

L’équipe a ensuite testé l’efficacité de différents médicaments conçus pour réactiver le virus latent, appelés agents d’inversion de latence. Les résultats ont révélé que leur efficacité variait considérablement en fonction des tissus et des types de cellules ciblés.

« Ces différences montrent qu’il est nécessaire de combiner plus d’un médicament pour réactiver tous les réservoirs du VIH et éliminer le virus de tous les tissus. Aucun médicament seul ne suffira et il sera donc nécessaire de concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques pour guérir l’infection. »

Dr María José Buzón, co-responsable du groupe des maladies infectieuses du VHIR et responsable de l’étude

Cette recherche a été menée en collaboration avec les services d’anatomie pathologique, d’oto-rhino-laryngologie et d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital universitaire Vall d’Hebron, ainsi que l’IrsiCaixa, le centre de biologie moléculaire Severo Ochoa et l’hôpital universitaire de La Princesa. Le projet a bénéficié du soutien financier de la Fondation « la Caixa », de l’Agence nationale de recherche du ministère de la Science et de l’Innovation et du Fonds européen de développement régional (FEDER), du ministère de l’Économie et de la Compétitivité et de l’Institut de santé Carlos III.

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